Loire : un collégien molesté dans les toilettes de son établissement de Rive-de-Gier, 3 adolescents mis en cause

© France 3 RA
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Trois collégiens de Rive-de-Gier, dans la Loire, ont été interpellés après l'agression d'un adolescent de l'établissement François-Truffaut, le 16 septembre dernier. Ils devront comparaître en novembre devant le juge des enfants pour "violences  volontaires aggravées". 

Par France 3 Rhône-Alpes

Le 16 septembre dernier, un adolescent de 13 ans, élève au collège François-Truffaut de Rive-de-Gier, dans la Loire a été victime de trois collégiens durant la récréation. Les trois agresseurs présumés sont élèves en classes de 4e et 3e de l'établissement.

La jeune victime qui souffre de troubles multi-dys (dyslexique, dysorthographique, dysgraphique et dyscalculique) s'est confiée à nos journalistes, dans le cabinet d'un avocat lyonnais. L'adolescent était accompagné de sa mère.
 

10 jours d'ITT pour le collégien 


"Ils m'ont tapé contre le mur, et puis jeté par terre. Ensuite, ils se sont mis à me tabasser". Des mots qui résonnent douloureusement dans la bouche de ce jeune garçon qui explique également avoir été l'objet d'agression sexuelle et de menaces, au cas où il dénoncerait les faits.

Le collégien s'en sort avec de nombreux hématomes et 10 jours d'arrêt, avec la nécessité d'un suivi psychologique. Selon le jeune homme et sa mère, l'agression aurait été précédée d'un incident grave trois jours plus tôt, toujours au sein de l'établissement. L'adolescent aurait reçu un coup de poing au visage porté une élève de classe de 4e.
 

"On a donné l'alerte mais rien n'a été fait"


"On a donné l'alerte, mais rien n'a été fait" confie la maman, la voix étranglée par l'émotion. Selon elle, cette affaire grave a été traitée de manière désinvolte. Une affirmation réfutée par les autorités académiques. 

Quoi qu'il en soit, les auteurs présumés de ces faits, une fille et deux garçons ont été arrêtés peu après. Ils seront convoqués devant le juge des enfants en novembre pour des faits de "violences volontaires aggravées". Un laps de temps trop long pour l'avocat du jeune homme, pour qui ce délai de latence peut être perçu "comme un message d'impunité". 
 

Une association de victimes à la rescousse


En attendant, la jeune victime n'a pas souhaité rejoindre son collège. Sa famille est lui se sont rapprochés d'une association d'aide aux victimes de harcellement, l'association Hugo!

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