Christophe Bazile, maire de Montbrison, s'est fait cracher dessus et insulter dimanche 29 septembre dans sa commune, en voulant ramener le calme lors d'un tapage, par une femme qui a été ensuite interpellée par la gendarmerie.

La scène, surréaliste, s'est déroulée dimanche 29 septembre en début d'après-midi : le maire de Montbrison était en visite sur une brocante dans le centre-ville. En quittant les lieux vers 14h, il est interpellé par les agissements d'un petit groupe de personnes, deux femmes et un homme, qui poussaient des hurlements, s'insultaient et hurlaient dans la rue, gênant les riverains et les passants.
 

"Elle me crache dessus"


En voulant ramener le calme, l'édile se fait immédiatement insulter: "l'une des femmes vient vers moi et m'insulte de tous les noms d'oiseaux que vous pouvez connaître. Quand je lui dit "je suis le maire", je m'en prend deux fois plus. Son mari tente alors de la raisonner, mais elle crie "j'en ai rien à f..." Et elle me crache dessus. A ce moment-là, je reste les mains en l'air, pour que l'on ne m'accuse pas d'avoir fait quoi que ce soit. Quand je tente de récupérer mon portable dans ma poche, l'autre femme me bloque le bras en me disant "n'appelez-pas les gendarmes, c'est pas grave!"

Les 3 personnes sont finalement reparties, en continuant à perturber l'ordre public dans le centre-ville. Les gendarmes n'ont eu aucun mal à les retrouver, et donc à interpeller la femme à l'origine des insultes et du crachat. Selon nos informations, elle serait déjà connue des forces de l'ordre, pour agression contre un gendarme!

 

"Il ne faut pas laisser passer"


Avec l'aide de témoins, le maire de Montbrison a porté plainte. Il envisage de se constituer partie civile dans cette affaire. "Ma famille ne le prend pas très bien", dit-il. "Si quand on dit "je suis le maire", ça ne s'arrête pas, il ne faut pas laisser passer cela. C'est un symbole. Il faut que cette fonction de maire persiste. L'Etat ne peut pas laisser passer."

Après sa garde-à-vue, la femme interpellée a été placée en détention, mais dans le cadre de la précédente agression. Elle devrait passer en comparution immédiate concernant l'agression du maire de Montbrison.