Loire : un détenu de la prison de Roanne meurt après avoir mis le feu à sa cellule

Un détenu de 27 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire de la prison de Roanne (Loire), a-t-on appris auprès du parquet de la ville.
Le détenu, qui avait fait l'objet récemment d'une mesure d'hospitalisation pour son état psychologique instable, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi 18 juillet à l'hôpital de Roanne.
Le détenu, qui avait fait l'objet récemment d'une mesure d'hospitalisation pour son état psychologique instable, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi 18 juillet à l'hôpital de Roanne. © Yves Salvat / Maxppp
Un détenu de 27 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi 18 juillet, après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire de la prison de Roanne (Loire), a-t-on appris auprès du parquet.

Le détenu, qui avait fait l'objet récemment d'une mesure d'hospitalisation d'office selon son avocat, est décédé peu avant minuit à l'hôpital de Roanne où il avait été transporté dans un état grave, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.
 

Une autopsie ce lundi

D'après les premiers éléments de l'enquête sur les circonstances du décès, qui s'apparente à un suicide, "l'inhalation de la fumée provoquée par la combustion de son matelas aurait provoqué un arrêt cardiaque", a précisé le procureur de la République à Roanne, Abdelkrim Grini, ajoutant que le corps ne porte par de traces de brûlure et qu'une autopsie devait avoir lieu ce lundi.
Les parents du défunt "veulent savoir si une faute a été commise", a indiqué à l'avocat du détenu, Me Thomas Fourrey, interrogé par nos confrères de l'AFP. Vers 22h00, selon le parquet, des surveillants du centre pénitentiaire sont intervenus pour maîtriser l'incendie, extraire le détenu de sa cellule et lui prodiguer les premiers soins avant l'arrivée des pompiers et du Samu.
 

Un détenu instable

En détention, selon le parquet, la victime s'était fait remarquer à plusieurs reprises pour des outrages, violences et menaces de mort envers le personnel, ce qui lui avaient notamment valu de comparaitre devant le tribunal correctionnel de Roanne. Selon l'avocat du défunt, une audience pour des faits d'outrage a bien eu lieu le 13 mars. Mais "le tribunal n'avait pas condamné mon client, l'ayant déclaré irresponsable pénalement, et avait ordonné son hospitalisation immédiate", a précisé Me Fourrey. Son client était cependant resté en détention jusqu'au 23 avril, date de son transfèrement au centre hospitalier de Roanne, après relance de son avocat. Il en était ressorti fin juin dans la perspective d'un placement au service médico-psychologique régional de l'hôpital du Vinatier, près de Lyon, a ajouté l'avocat.
 
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