Cet article date de plus de 5 ans

Monistrol-sur-Loire : les parents et amis de Renaud Meyssonnier attendent son procès en appel au Népal

Renaud Meyssonnier a quitté Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire) le 11 mai dernier pour un tour du monde. Mais son rêve s’est arrêté à la frontière du Népal. En novembre, il a été condamné à un an de prison ferme pour usage de fausse monnaie.
Au centre de la photo, le père de Renaud Meyssonnier emprisonné au Népal. A ses côtés Olivier Cigolotti sénateur de Haute-Loire apporte son soutien au niveau de l'ambassade du Népal à Paris.
Au centre de la photo, le père de Renaud Meyssonnier emprisonné au Népal. A ses côtés Olivier Cigolotti sénateur de Haute-Loire apporte son soutien au niveau de l'ambassade du Népal à Paris. © Elodie Brot-Monnier
Renaud Meyssonnier a quitté Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire) le 11 mai dernier pour un tour du monde. Mais son rêve s’est arrêté à la frontière du Népal. En novembre, il a été condamné à un an de prison ferme pour usage de fausse monnaie." Renaud a commis une erreur, mais le jugement est sévère et il n’a pas pu se défendre correctement", voilà le point de vue de René, le père de Renaud Meyssonnier, point de vue partagé par un comité de soutien de plus en plus large.

Le 17 octobre dernier, le jeune voyageur de 27 ans a été arrêté au Népal alors qu’il venait de régler le montant de son visa d’entrée dans le pays (38 dollars) avec … de la fausse monnaie. Quelques jours plus tôt, il avait échangé des euros contre ces dollars américains sans passer par une banque, et s’était fait gruger sans le savoir, voilà son erreur !

Les policiers népalais ont également retrouvé sur Renaud vingt et un billets de cent dollars, des " billets d’offrande " que le jeune homme savait factices, mais qu’il conservait pour leur intérêt ethnographique. 

D’où la méprise et la lourde condamnation par la justice népalaise qui s’en est suivie en novembre : un an de prison ferme et une amende de 2260 dollars US, équivalente à la somme de "fausse monnaie" trouvée sur lui par les policiers.Depuis, à Monistrol-sur-Loire, le comité " Soutenir Renaud au Népal " s’est formé, il compte à ce jour 682 adhérents.


Un nouveau procès d’ici 3 mois

René, le père de Renaud, est rentré du Népal cette semaine. Son épouse, Nadine, est restée à Katmandou pour soutenir leur fils ainé et lui rendre visite en prison, un jour sur deux. Devant plusieurs membres du comité de soutien, René fait le point.
" Notre fils va bien, il garde le moral et essaie de positiver. Il a été transféré à la prison de Katmandou mi-décembre. C’est comme une petite ville, la plus grande prison du Népal avec 2000 détenus. C’est un centre ouvert où il peut se déplacer, pratiquer plusieurs sports. Il y a une bibliothèque et puis nous lui avons apporté des cartes postales de soutien et des livres ".

Un dossier d’appel vient d’être déposé devant la justice." Un nouveau procès est prévu dans un délai maximal de 3 mois, nous espérons que les interventions politiques permettront de réduire même ce délai ", commente le père de Renaud.

Le sénateur Olivier Cigolotti est là. Il acquiesce et donne le détail des démarches qu’il a conduites, au nom des parlementaires de Haute-Loire, avec son collègue Olivier Cadic, sénateur représentant les français établis hors du pays.
" Nous avons rencontré l’Ambassadrice du Népal en France à deux reprises. Nous lui avons expliqué la situation et elle a reconnu la légitimité de notre intervention. Aujourd’hui les autorités népalaises connaissent bien le dossier de Renaud, le Ministère français des Affaires Etrangères aussi ". Olivier Cigolotti envisage d’intervenir au plus haut niveau, auprès du Ministre Laurent Fabius et même du Président Hollande.

Pour René Meyssonnier, l’important c’est de souligner les " manquements " du premier jugement. Son fils a seulement pu s’exprimer en anglais au début du procès, la suite s’est déroulée en népalais, sans aucune traduction. Pour lui, Renaud est emprisonné depuis déjà trois mois alors qu’il a lui-même été victime d’une escroquerie.

Les deux parents de Renaud, enseignants à Monistrol-sur-Loire, ont décidé de se relayer pour être au côté de leur fils. René, devrait repartir à Katmandou aux vacances de février où il pense rester jusqu’au procès en appel, auquel les deux parents assisteront avec un interprète.

D’ici là, l’association « Soutenir Renaud au Népal » (http://www.soutien-renaud-nepal.fr) fait de son mieux pour apporter à la famille un réconfort à la fois moral et matériel.
« Nous organisons des actions pour recueillir des fonds pour aider les parents de Renaud à régler tous les frais, mais surtout c’est une présence humaine, ils savent que nous sommes là s’ils ont besoin de nous », explique Martha Perrier.
Prochainement, le comité va organiser plusieurs évènements, notamment une soirée cinéma à Monistrol le 22 janvier et une soirée chant à Saint-Etienne le 6 février.

durée de la vidéo: 01 min 50
Un comité de soutien pour Renaud emprisonné au Népal


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
société justice népal international