L'oeil fou d'Ojoloco, le festival de cinéma hispanique à Grenoble

Eclectisme, curiosité et liberté au programme de la 4ème édition du festival hispanique Ojoloco de Grenoble. Une quarantaine de films, la moitié inédits, des rencontres, des conférences. A la Cinémathèque de Grenoble et au cinéma Le Méliès jusqu'au 27 mars. 

Par Jean-Christophe Pain

Pour cette quatrième édition du festival Ojo Loco, l'association organisatrice Fa Sol Latino élargit la programmation au très créatif cinéma portugais. Et aussi à des films venus de pays méconnus comme le Panama, le Paraguay ou encore le Vénézuela.

© J.Corcuera
© J.Corcuera

Plus d'une quarantaine de films sont programmés, avec une quinzaine d’avant-première, et une vingtaine de films encore inédits. Sans oublier des rencontres avec les cinéastes, et plusieurs universitaires spécialistes entre autres des sociétés latino-américaines ou du cinéma portugais.

Cette année le festival offre une carte blanche donnée à Juan Padron, immense figure du cinéma d'animation cubain et géniteur du cultissime Vampiros en La Habana. Ne ratez pas ce 18 mars à partir de 20H sa soirée spéciale à la Cinémathèque de Grenoble.

Vampiros en la Habana

Ojoloco célèbre aussi la liberté en commémorant les 40 ans du coup d’État militaire en Argentine, et surtout les combats qui lui ont été opposés. Mais vous pourrez aussi vous abandonner à la musique... celle des péruviens notamment dans le superbe Sigo siendo de Javier Corcuera.

© J.Corcuera
© J.Corcuera

Parmi les films proposés cette année, ne ratez pas L'étreinte du serpent (COL) et Ixcanul (GUA). L'étreinte du serpent raconte l'histoire du chaman Karamakate, dernier survivant de son peuple, qui guide au coeur de la jungle amazonienne un ethnobotaniste nord-américain. Ce dernier est à la recherche d'une plante sacrée, mystérieuse, la Yakruna. Ixcanul, c'est le combat de Maria, jeune fille maya du Guatemala, qui veut échapper à son destin, au mariage arrangé. Quitter sa campagne pour la ville... 2 films particulièrement touchants. 

© J.Corcuera
© J.Corcuera

Dans les 3 premières éditions, Ojoloco avait projeté des films aussi puissants et rares qu' El chino (ARG), Enfance clandestine (ARG), La zona (MEX), No (CHI), La cité de Dieu (BRA), Carancho (ARG), Rêves d'or (MEX), Miss Bala (MEX), La isla minima (ESP), Les nouveaux sauvages (ARG).

© J.Corduera
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