Pas de classes de neige en raison de Vigipirate: les stations de ski accusent le coup

La mise en oeuvre du plan Vigipirate renforcé a provoqué plusieurs annulations de classes de neige, notamment d'écoles parisiennes. Dans les Alpes, la situation inquiète les stations de ski déjà affectées par l'arrivée tardive des flocons. 

Placée en alerte depuis les attentats, l'Académie de Paris a suspendu les voyages scolaires jusqu'à nouvel ordre. En conséquence, des classes de neige ont déjà été annulées. 

"Je pense que je ne peux que regretter cette situation sans pour autant avoir d'exigence sur le sujet car il s'agit de la sécurité des enfants avec laquelle il ne faut pas transiger", déclare le président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne, Charles Ange Ginesy. "Il est bien évident que je crains qu'il y ait d'autres annulations de classes de neige, ce qui pénaliserait l'économie montagnarde en souffrance cette année du fait de l'arrivée tardive de la neige", a-t-il ajouté.

M. Ginesy compte écrire à la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, pour lui demander si des mesures d'accompagnement des enfants en car pouvaient être prises.

Aux Gets (Haute-Savoie), le séjour d'un groupe parisien de la communauté juive a ainsi été suspendu pour les vacances de février. "Le responsable nous a expliqué que les familles annulaient le séjour des enfants parce qu'ils étaient dans un climat d'inquiétude et qu'ils ne se sentaient pas de laisser partir leurs enfants", a expliqué un responsable d'un centre de vacances, Mickaël Ravazy. "Vu les conditions, on comprend la réaction. Pour nous c'est une perte et cela nous laisse peu de temps pour retrouver d'autres groupes", a-t-il ajouté. Le centre accueille par ailleurs cette semaine un groupe de lycéens de la région parisienne, venu en car.

Les stations de ski françaises ont commencé la saison sur une mauvaise pente avec une chute de 13% de leur fréquentation sur un an.