Pesticides : Clermont-Ferrand et Grenoble « se félicitent de voir l’Etat changer de position »

Clermont-Ferrand, mais aussi Lille, Grenoble, Nantes et Paris, ont interdit depuis le 12 septembre 2019 l’utilisation des pesticides sur leur territoire. / © Bruno Livertoux / France 3 Auvergne
Clermont-Ferrand, mais aussi Lille, Grenoble, Nantes et Paris, ont interdit depuis le 12 septembre 2019 l’utilisation des pesticides sur leur territoire. / © Bruno Livertoux / France 3 Auvergne

La ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a annoncé vouloir « interdire avant cet été tous les usages non agricoles des pesticides ». Une décision dont se félicitent 5 villes dont Clermont-Ferrand et Grenoble, qui avaient interdit les pesticides en septembre 2019.
 

Par Catherine Lopes

Vendredi 10 janvier, au micro de France Info, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique a annoncé vouloir « interdire avant cet été tous les usages non agricoles des pesticides ». Dans un communiqué de presse commun publié le lundi 20 janvier, 5 villes se félicitent de cette annonce. Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Nantes et Paris avaient décidé le 12 septembre 2019 l’interdiction de l’utilisation des pesticides sur leur territoire.
Dans le communiqué de presse, les villes indiquent : « Nous sommes heureux de constater que l’État revient sur sa position initiale et se décide à suivre la grande majorité des communes françaises dans leur lutte contre l’usage des pesticides dans les espaces privés. C’était le sens de l’arrêté municipal que nous avons pris conjointement en septembre 2019. Une annonce qui va donc dans le bon sens même s’il reste encore beaucoup à faire ».

Une démarche de mutation au service de la santé et la biodiversité

Les 5 villes signataires ajoutent : « En avance sur la législation en matière d’interdiction des pesticides dans nos territoires, nous rappelons que nos villes n’utilisent plus depuis longtemps de produits phytosanitaires chimiques dans aucun des parcs et jardins dont elles sont propriétaires et nous avons encouragé par différents dispositifs les particuliers à s'engager dans la même voie. Certains d'entre nous sont déjà engagés auprès de professionnels pour les accompagner dans cette démarche de mutation au service de la santé et de la biodiversité. Quoi qu’il en soit et en attendant une traduction concrète et rapide de cette nouvelle disposition par l’Etat, nous allons continuer à sensibiliser à ce sujet les différents acteurs concernés, par le biais d’une information large que nos villes diffuseront et rappelant les alternatives existantes aux pesticides pour l’entretien des espaces verts relevant du domaine privé ». Sur Twitter, Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand a relayé ce communiqué et a appelé à « poursuivre le débat ».

 

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