Puy-de-Dôme : pas de réserve sanitaire mais une enveloppe de 500 000 euros pour l’hôpital d’Ambert

Publié le
Écrit par Catherine Lopes
Depuis la mi-octobre, les syndicats et les élus étaient mobilisés à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, pour que les urgences et le SMUR puissent fonctionner normalement.
Depuis la mi-octobre, les syndicats et les élus étaient mobilisés à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, pour que les urgences et le SMUR puissent fonctionner normalement. © Camille Da Silva /FTV

La réserve sanitaire ne sera pas mobilisée à l’hôpital d’Ambert dans le Puy-de-Dôme. L’Agence nationale de santé a indiqué sa décision jeudi 21 octobre. Mais dans le même temps, la loi Rist, plafonnant le salaire des intérimaires est reportée à 2022.

L’Agence nationale de santé a rendu sa décision jeudi 21 octobre : la réserve sanitaire ne sera pas mobilisée pour assurer le fonctionnement de l’hôpital d’Ambert. En effet, la loi Rist, qui devait entrer en application le 28 octobre, et qui plafonnait le salaire des médecins intérimaires, menaçait l’activité du SMUR et des urgences. Certains élus, dont le député communiste André Chassaigne en première ligne, avaient appelé à la mobilisation de la réserve sanitaire. L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes avait même formulé une demande officielle auprès de l'Agence nationale de santé.
 

Une loi reportée

Dans le même temps, jeudi 21 octobre, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé que la loi Rist, était reportée à 2022. Un soulagement pour Guy Gorbinet, maire (SE) d’Ambert : « Jeudi, vers 18 heures, on a appris que le ministre ne ferait pas appliquer le décret de la loi Rist au 27 octobre. Il repousse à 2022. Il n’y a plus le plafonnement des indemnités des médecins intérimaires. On va pouvoir fonctionner comme on le faisait jusqu’à présent, en essayant d’attirer des urgentistes chez nous. D’ailleurs les médecins urgentistes et le directeur de l’hôpital sont partis à la pêche pour pouvoir compléter la ligne d’urgences le plus rapidement possible ».

 Le SMUR va pouvoir fonctionner comme avant

Selon l’élu, tout va pouvoir rentrer dans l’ordre à l’hôpital d’Ambert. Le SMUR et les urgences ne devraient pas voir leur activité menacée : « Le SMUR va pouvoir fonctionner comme avant car la ligne était déjà pleine pour le mois de décembre. On avait quelques difficultés pour les urgences mais comme la loi n’est plus appliquée, on se retrouve dans la même situation qu’avant et on va rechercher des urgentistes. Pour ce week-end, il pourrait y avoir quelques difficultés mais pour les jours à venir, on a de bonnes chances d’avoir des médecins de garde ».

Une enveloppe de 500 000 euros

Par ailleurs, l’Agence de santé Auvergne-Rhône-Alpes va débloquer une aide générale d’un montant de 500 000 euros. Guy Gorbinet souligne : « Cette enveloppe va nous permettre d’attirer des urgentistes. Le délégué du Puy-de-Dôme de l’ARS, Jean Schweyer, nous a dit ce matin qu’il n’était pas question de fermer les urgences de l’hôpital d’Ambert. Cette enveloppe va permettre de recruter des médecins pour que nos services d’urgences puissent fonctionner normalement car c’est capital pour notre territoire. On est à une heure de tout centre hospitalier donc pour nous c’est vital d’avoir des urgences. Cela fait aussi partie de l’attractivité du territoire si l’on veut accueillir de nouveaux habitants ». Pour le maire d’Ambert, le report de la loi Rist et le déblocage d’une aide de l’ARS apportent une bouffée d’oxygène à l’hôpital de la ville : « Le dénouement sera heureux quand on aura nos médecins et qu’ils seront présents aux urgences. Le directeur de l’hôpital essaie de signer des contrats définitifs pour des médecins hospitaliers et urgentistes, pour qu’ils soient des salariés de l’hôpital ». Malgré ces derniers rebondissements, l’appel à manifester ce vendredi 22 octobre, à 18 heures devant l’hôpital d’Ambert, est maintenu.

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.