A Clermont-Ferrand, les Escape games gagnent du terrain

12 salles d'Escape games ont ouvert leur porte en Auvergne depuis 2013. / © Frank Rumpenhorst/MaxPPP
12 salles d'Escape games ont ouvert leur porte en Auvergne depuis 2013. / © Frank Rumpenhorst/MaxPPP

Les Escape Game gagnent de plus en plus de joueurs. En plus de 2 ans, 12 enseignes ont ouvert à travers l'Auvergne. Et même d’autres jeux de ce type font leur apparition. Des jeux qui séduisent grâce à leur capacité à mélanger imaginaire et réflexion. C'est le cas à Clermont-Ferrand. 

Par AA avec Maxime Van Oudendycke

Les Escape Games ou ces jeux de rôles qui permettent à chacun de se transformer en Sherlock Holmes pour résoudre des énigmes. Depuis 2013, ils ont le vent en poupe. C’est le cas à Clermont-Ferrand, où plusieurs salles ont ouvert leurs portes. En Auvergne, 12 ont été enregistrées. 
 

Il faut plusieurs mois pour élaborer une salle


Les Auvergnats prennent goût à ces enquêtes et les professionnels s’emparent du créneau. Les scénarios sont élaborés minutieusement pour plonger le joueur dans un univers énigmatique. « On part d’un thème qui a été choisi, qui va nous permettre de travailler avec les décors qui collent à ce thème, explique Gilles Mathiaut, responsable de site Life’Scape. Et après, on va commencer à élaborer une histoire. Cette histoire, on va essayer de l’agrémenter de petites épreuves, de petites missions à accomplir. Ces missions vont soit être des mécanismes, soit simplement des tests de logique »
Pendant une heure, les joueurs doivent résoudre une enquête et sortir de la pièce. Un travail d’équipe et de réflexion se met alors en place. Non loin de là, un maître du jeu les observe. « Mon rôle, c’est d’écouter ce qui se passe dans la partie et si les joueurs arrivent à communiquer entre eux pour qu’ils arrivent à trouver les énigmes. Je suis là aussi pour les aiguiller au cas où ils ne trouvent pas », insiste Christophe Desbordes. 
 

La murder party, une nouvelle tendance 


Dans la même lignée, d’autres jeux ont fait leur apparition : comme la "murder party", une soirée d'enquête grandeur nature. L’une d’entre elles était organisée par une association Clermontoise, le lundi 19 novembre. Quelques jours plus tôt, un personnage a été confié à chacun des convives de la soirée. 
« Au début, il faut connaître ses missions et son personnage, savoir un peu l’époque. Alors nous, c’était un peu compliqué il fallait savoir comment fonctionnait un zeppelin. J’en sais un minimum », raconte Floriane Chanet, une joueuse. 
Parmi les convives, là aussi, se trouvent des maîtres de jeu « Je les aiguille sans trop leur en dire pour qu’ils donnent un peu du leur, mais on est vraiment là pour donner du rythme au jeu, pour aider les joueurs à ce qu’ils ne se sentent pas coincés dans leur mission », explique Agathe Rigo, organisatrice - Association d'escrime ludique. 

Un marché d’enquêtes qui gagne même les jeux de société. « Ces jeux ne peuvent pas être rejoués. Après certains contiennent plusieurs scénarios et peuvent faire plusieurs soirées. D’autres ne pourront être joués qu’une seule fois parce qu’on sera amenés à détruire plusieurs cartes. Ca a un côté unique, mais au même titre qu’une escape room, une fois que vous avez résolu l’énigme vous ne la refaites pas », évoque Guillaume Roussat, gérant du magasin Labyrinthe. 

Les Escape games ont même leur championnat du monde. Il se déroule en Bulgarie et dure un an. 70 équipes du monde entier sont inscrites. Les participants auront deux jours pour s’échapper de 8 salles remplies d’énigmes. Les résultats seront connus en mars 2019. 
 
 
Les escape games

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