Clermont-Ferrand : une marche contre les violences faites aux femmes

Une marche est organisée à Clermont-Ferrand dimanche 25 novembre, pour lutter contre les violences faites aux femmes. / © Vincent Isore/MaxPPP
Une marche est organisée à Clermont-Ferrand dimanche 25 novembre, pour lutter contre les violences faites aux femmes. / © Vincent Isore/MaxPPP

« La peur doit changer de camp ! ». C’est le slogan de la marche organisée par des associations et des syndicats, dimanche 25 novembre, à Clermont-Ferrand. Une marche pour dire stop aux violences faites aux femmes.

Par AA avec Brigitte Cante

Il y a un an que le hashtag Metoo a fait son apparition. Et dimanche 25 novembre, à Clermont-Ferrand, c’est le mouvement NousToutes qui va relancer la mobilisation. Un moyen de continuer à inciter les femmes à libérer leur parole. Seulement une victime de viol sur 10 ose porter plainte. 
« La libération de la parole est assez à géométrie variable, c’est-à-dire que tout dépend du taux de privilège que vous allez avoir, explique Beryl Esbrayat, association AGILE Auvergne. Si vous êtes une femme qui a la chance d’être instruite, qui est blanche, qui est en très bonne santé et qui est valide, vous allez avoir les armes pour libérer votre parole. Si malheureusement vous êtes travailleuse du sexe, racisée, voilée, vous subissez déjà tellement de la part de la société, si vous êtes transgenre aussi ou lesbiennes, vous allez avoir beaucoup de mal à libérer votre parole »

Pour les femmes victimes de violences, parfois, le plus dur, est de passer la porte d’un commissariat. 
« Il y a une culture assez machiste qui perdure, malgré tout, dans la police, évoque Elise, du Groupe Alternative libertaire. Déjà, c’est un gros problème, ça demanderait quand même qu'il soit soulevé et discuté. Il y a un manque aussi d’informations sur comment accueillir la parole des femmes. On n’accueille pas la parole n’importe comment ». Seulement 1 victime de viol sur 10 portera plainte et seulement 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation.
 

10 hébergements d'urgence dans le Puy-de-dôme


Former des professionnels pour accueillir les femmes, augmenter les places d’hébergements d’urgence,… Autant de solutions connues, et pourtant les moyens alloués restent encore insuffisants.
« Actuellement nous en sommes à seulement 10 hébergements d’urgence dans tout le département pour des femmes victimes de violences, qui pourraient trouver un lieu pour se reconstruire, être accompagnées. Et on compte 8 hébergements temporaires seulement », insiste Leïla Chetih, membre de l’association Osez Le Féminisme Puy-de-Dôme. 

La marche est organisée dimanche 25 novembre, à Clermont-Ferrand. Le point de rendez-vous est donné place Delille à 14 h 30.

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