Des salariés de l'Adapei 63 ont cessé le travail depuis samedi 9 juin. Mardi 12 juin, les grévistes se sont retrouvés devant le siège de l'association à Clermont-Ferrand.

Educateurs, femmes de ménages, assistantes sociales ou psychologues de l’Adapei 63 étaient à nouveau en grève, mardi 12 juin, à Clermont-Ferrand.  Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de travail.  . Ils reprochent à leur direction de ne plus leur permettre d'assurer correctement la prise en charge des personnes handicapées mentales.
« On a une direction qui met en place un management répressif et qui, du coup, met une certaine pression aux salariés. Nos conditions de travail sont en train de se précariser avec des personnels qui ne sont pas remplacés. On nous parle sans cesse de restrictions budgétaires ce qui complique la prise en charge au quotidien », explique Audrey Jauvion, éducatrice spécialisée, pour l’intersyndicale CFDT-FO-CGT.

Au quatrième jour de grève, des négociations sont en cours avec la direction. Comme dans les hôpitaux ou les Ephad, les salariés de l'Adapei disent subir la dégradation de leurs conditions de travail.
« La dégradation des conditions de travail c’est la dégradation du travail en lui-même. Ici, on ne s’occupe pas de biscuits, on ne s’occupe pas de pneus. Nous sommes dans un établissement médico-social, on s’occupe d’humains et on voudrait de l’humain », insiste  Cécile Tarrason-Cortial, monitrice d'atelier qui s’exprime au nom de l’intersyndicale CFDT-FO-CGT.

L'Adapei compte 63 établissements dans le Puy-de-Dôme où sont accueillis plus de 2000 résidents handicapés.

Des salariés de l'Adapei 63 ont cessé le travail depuis samedi 9 juin. Mardi 12 juin, les grévistes se sont retrouvés devant le siège de l'association à Clermont-Ferrand. Intervenantes : Audrey Jauvion, éducatrice spécialisée / Cécile Tarrason-Cortial, monitrice d'atelier