Clermont-Ferrand : nouvelle manifestation de soutien à des syndicalistes devant le commissariat

Pour la deuxième fois en quinze jours, mardi 11 février, à Clermont-Ferrand, une manifestation de soutien à des syndicalistes a été organisée devant le commissariat. / © Valérie Riffard / France 3 Auvergne
Pour la deuxième fois en quinze jours, mardi 11 février, à Clermont-Ferrand, une manifestation de soutien à des syndicalistes a été organisée devant le commissariat. / © Valérie Riffard / France 3 Auvergne

Mardi 11 février, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de police de Clermont-Ferrand. Deux militants syndicaux y sont convoqués après la mobilisation contre la réforme du bac au lycée Blaise-Pascal le 18 janvier.
 

Par C. L avec Valérie Riffard

Mardi 11 février, devant le commissariat de police de Clermont-Ferrand, une centaine de personnes se sont rassemblées. Elles sont venues apporter leur soutien à deux responsables syndicaux convoqués le même jour. Le 18 janvier dernier, une mobilisation contre la réforme du baccalauréat au lycée Blaise-Pascal avait conduit à l’annulation des épreuves de contrôle continu. Cette convocation fait suite à celle de quatre autres syndicalistes et d’un lycéen, il y a quinze jours.

Ce qui se passe à Clermont-Ferrand est inédit en France

Pour les soutenir, le secrétaire général adjoint du SNES-FSU a tenu à faire le déplacement jusqu'à Clermont-Ferrand. Xavier Marand, secrétaire général adjoint du SNES-FSU, indique : « Ce qui se passe à Clermont-Ferrand est inédit en France. C’est gravissime d’avoir des collègues syndicalistes qui dans le cadre d’une action syndicale sont menacés, convoqués au commissariat. Ils sont menacés de sanctions disciplinaires par le rectorat. Cela montre bien que le ministre Jean-Michel Blanquer, mais aussi tout le gouvernement, sont aux abois ».

Une plainte déposée

Le 18 janvier, près de 300 manifestants s'étaient introduits au lycée Blaise-Pascal pour empêcher la tenue des épreuves anticipées du baccalauréat. Une intrusion pour laquelle la cheffe d'établissement a déposé plainte, ce qui a entraîné la convocation des syndicalistes. La plainte a déjà donné lieu à des convocations et interroge. Patrick Lebrun, secrétaire académique du SNES FSU affirme : « Quand on a questionné le rectorat là-dessus, en demandant pourquoi des responsables syndicaux ont été menacés de sanctions disciplinaires, le rectorat nous a répondu que c’était le hasard : ce que nous ne croyons absolument pas ». Reste maintenant à savoir ce que le parquet va décider, et si ces syndicalistes vont être ou non poursuivis par la justice.

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