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Comment l'Etat compte améliorer la ligne SNCF Clermont-Ferrand-Paris

Vendredi 6 septembre, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des Transports a fait plusieurs annonces concernant la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand-Paris. / © Aurélie Albert / France 3 Auvergne
Vendredi 6 septembre, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des Transports a fait plusieurs annonces concernant la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand-Paris. / © Aurélie Albert / France 3 Auvergne

Vendredi 6 septembre, au micro de RTL puis à Clermont-Ferrand, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État aux Transports, a promis 700 millions d’euros pour les lignes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse et 760 millions d'euros pour la régénération des voies.

Par Catherine Lopes

Vendredi 6 septembre, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des Transports, était l’invité de la matinale de la radio RTL. Il a annoncé le déblocage de 700 millions d’euros pour le matériel roulant pour les lignes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse. Deux milliards d’euros seront consacrés à la régénération des voies. Il a affirmé : « Il y a 2 sujets principaux. Le sujet du matériel roulant : il a 40 ans, il est vieux et il n’est pas satisfaisant. Il n’est pas connecté. Il doit être absolument remplacé. L’Etat prendra des engagements très fermes. Nous allons financer dans la loi Mobilités le renouvellement de l’ensemble des matériels roulants : c’est 700 millions d’euros pour les lignes vers Toulouse et Clermont-Ferrand.

2 milliards pour la régénération des voies

Il a ajouté : "Deuxièmement il y a la régénération des voies. Elles sont très abîmées et cela entraîne des retards, des difficultés de circulation. L’Etat met 2 milliards de régénération les prochaines années de manière à remettre la voie à niveau. Cela permettra de gagner du temps et d’avoir un meilleur confort à bord pour les usagers".

Paris-Clermont-Ferrand : 12 nouvelles rames et un aller-retour supplémentaire

Un peu plus tard, à Clermont-Ferrand, dans les locaux du journal La Montagne, il a annoncé que l’Etat allait financer 12 nouvelles rames et que la ligne Paris-Clermont-Ferrand allait bénéficier d’un aller-retour supplémentaire "pour améliorer le service aux voyageurs". Il a précisé que 760 millions d'euros seraient consacrés à la régénération des voies pour la ligne Clermont-Ferrand-Paris.

Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF qui accompagne le ministre lors de son déplacement, a déclaré : « Il faut être cash, l'infrastructure est vétuste, pannes, dérangements, ralentissements... Je conseille que la priorité soit l'amélioration de la ligne existante, que tous les euros y soient mis. On a trop de passages à niveau, des problèmes d'alimentation électrique, de la signalisation à changer, des tronçons qui ne sont plus à 200 km/h mais à 160. Les 760 millions d'euros vont remettre la ligne au niveau moderne d'exigence ». Il a ajouté : « En l'état de cette ligne qui tourne quand même pas mal, qui s'arrête dans les villes intermédiaires, on peut gagner 10 minutes en moins mais pas 30 minutes de moins ».

Bye-bye les corails


Guillaume Pepy a précisé : « Ce qui est annoncé aujourd’hui, ce sont trois choses. D’abord des travaux sans précédent, pour moderniser les voies : moins de pannes, moins d’incidents, et beaucoup de travaux sur les passages à niveaux, sur la signalisation, l’alimentation électrique. Tout ça c’est entre cette année et l’année 2025. La deuxième décision c’est bye-bye les corails. C’en est fini des corails. On en parle depuis 10 ans. Le ministre a annoncé que l’Etat finançait une commande par la SNCF de 12 nouveaux trains tout neufs. Ils vont arriver à partir de 2023. La troisième décision concerne le fait que beaucoup d’incidents sur cette ligne sont dus aux abords, la divagation des bestiaux, des incendies au bord des voies, des branches d’arbres qui tombent. Cela, c’est fini. On va lancer un plan massif pour abattre des arbres qui menacent de tomber, pour élaguer, faire en sorte qu’il y ait des clôtures le long de la voie. Je prends l’engagement de diviser par deux le nombre de retards d’ici 2025 et on va y arriver ».

Des annonces ou du réchauffé ?

Sur Twitter, Christine Pirès Beaune, députée de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme a critiqué ces annonces. Elle nous indique : « C’est du réchauffé. 700 millions d’euros avaient déjà été confirmés par la ministre Elisabeth Borne. Il n’y a rien de nouveau car pour le renouvellement des rames, l’appel d’offres a été lancé sous le gouvernement précédent ». Elle ajoute : « Il nous faut un calendrier, des engagements fermes. Car les promesses sur le rail en Auvergne on en a depuis des années. On ne demande pas la charité, juste un traitement équitable. La coupe est pleine ». Elle conclut : « J’attends des excuses publiques de Guillaume Pepy, pas pour les petits retards, mais pour les 12h et 17h de retard ».
 

79% de régularité

Pour la période printemps/été 2019, la SNCF a offert à ses 5 650 passagers quotidiens sur la ligne, une jolie collection de retards.
Le 2 juin, un problème de régulation du trafic a entraîné 3 heures de retard. Le 11 juin, les intempéries ont endommagé des catenaires et ont causé 5 heures de retard. Le 28 juin, il y a eu 11 heures de retard pour la liaison Paris-Clermont-Ferrand. Une tentative de suicide puis un arrachement de catenaire ont fait arriver le train initialement prévu pour 21 heures à 8 heures le lendemain matin. Enfin, le 26 juillet, les passagers du Clermont-Paris ont eu 17 heures de retard. Des arbres étaient tombés sur les voies.

En juin, le taux de régularité de la ligne intercité Clermont-Ferrand-Paris n'est que de 79%. les autres intercités de France arrivent, eux, à l'heure à 82%.
 

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