Coronavirus COVID-19 : le virus vu par les jeunes en Auvergne

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Écrit par Aurélie Albert
Cloîtrés chez eux, dans leur appartement en Auvergne ou dans une maison en région parisienne, ils expliquent leur vision du virus.
Cloîtrés chez eux, dans leur appartement en Auvergne ou dans une maison en région parisienne, ils expliquent leur vision du virus. © SB / FTV

Comment les jeunes parlent de l'épidémie du  Coronavirus Covid-19 ? Comment les parents en parlent avec leurs enfants ? Depuis mardi 17 mars, jour du confinement, en France et en Auvergne, les sujets de conversation à la maison tournent autour du virus. Et chacun a sa vision des choses. 
 

"Au début, je pensais que c'était une blague", " le Coronavirus fait parti d'une famille de virus", 'j'ai un peu peur du virus, pas pour moi mais pour ma famille", "heureusement je suis toujours en contact avec mes amis par Internet",... Les jeunes réagissent à cette épidémie du Coronavirus COVID-19. En confinement chez eux, dans leur appartement à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme ou dans une maison à la campagne, ils expliquent leur vision de l'épidémie du virus. 
   

Vincent, père de famille : "La difficulté, c'est de leur faire comprendre qu'ils ne peuvent pas forcément l'attraper s'ils sortent, mais qu'ils ne peuvent pas sortir pour autant"


Adèle a 16 ans. Elle est en première au lycée Jeanne d'Arc, à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. "Au début, on en rigolait avec mes amis. On ne pensait pas que ça arriverait en France. On faisait même des blagues, raconte la jeune fille au téléphone. C'est comme une grippe, on se disait". Comme les autres écoliers, collégiens, lycéens et étudiants, depuis vendredi 13 mars, Adèle est chez elle sans pouvoir sortir. "Au début, j'étais contente de ne pas avoir cours, mais très vite, j'ai compris que ça allait être compliqué. J'ai pensé au bac et au fait de ne plus voir personne". Une situation dont elle a parlé avec ses parents, tous les deux infirmiers. "La difficulté, c'est de leur faire comprendre qu'ils peuvent l'attraper s'ils sortent, que ce n'est pas dangereux pour eux mais qu'ils ne peuvent pas sortir pour autant. Il faut faire attention pour les autres. Cette notion de protection altruiste", explique Vincent, le père d'Adèle. 
 

Léonie, 9 ans : "Au début je pensais que c'était une blague"

La protection des autres. Et surtout des grands-parents. Adèle en est bien consciente. Tout comme Léonie, 9 ans et qui est en CE2. Actuellement, avec ses frères et sœurs, elle est chez son père en Seine-et-Marne, pendant une quinzaine de jours, pendant que sa maman est en Auvergne, loin de son appartement parisien. "Au début je pensais que c'était une blague, je ne pensais pas qu'on serait confiné mais maintenant, je pense que c'est pour notre bien. Et surtout de ne pas rendre visite aux personnes âgées. Ca nous embête de ne pas les voir, mais c'est pour leur sécurité. On est très attachés à nos grands-parents. On les appelle, on leur envoie des messages", explique la fillette.

Sa sœur aussi est inquiète. "J'ai un peu peur du coronavirus, plus pour ma famille. Les enfants ont moins de risque de mourir que les adultes, évoque Ninon, 14 ans. Je sais que c'est un virus qui est comme la grippe et qui se propage par le toucher, par la salive, les postillons"
 

Véronique, mère de famille : "ils ont une sorte de fascination pour ce qu'il se passe"

Gérer les informations qui viennent de toute part, c'est une difficulté supplémentaire que les parents doivent gérer. À des centaines de kilomètres, la mère de Léonie et Ninon, Véronique parle de son expérience "J'en ai parlé avec ma plus grande qui est en lien avec plein de réseaux sociaux. Tout est mélangé avec les informations qu'ils reçoivent. J'ai essayé d'alléger les choses et d'apaiser. Le soir où on a appris le confinement, j'ai appelé mon frère qui est médecin et qui lui a expliqué ce qu'il en était. Il lui a expliqué qu'elle pouvait être plus porteuse que malade". Contrairement à d'autres jeunes, ses enfants sont protégés : ils sont à la campagne chez leur père, ils peuvent sortir dans le jardin. "Le fait d'être un peu en retrait, ce n'est pas forcément plus facile non plus. Ils ont une sorte de fascination pour ce qu'il se passe", explique Véronique. 
 

Melville, 13 ans : "Je préfère avoir cours à l'école" 

Après deux jours de confinement total, pour les quelques jeunes interrogés, le bilan est le même : finalement l'école, c'est bien. Pour Melville, collégien à Roger Quillot, à Clermont-Ferrand : "je préfère avoir cours à l'école. Je pense que ce qui m'embête le plus c'est de ne pas pouvoir aller en cours". C'est également l'avis de sa sœur Selma, en seconde au lycée Jeanne d'arc "je n'aime pas être enfermée, j'aime bien voir du monde. Je ne sais pas combien de temps, je vais rester confiné. L'école à la maison, c'est saoulant. En plus, il fait beau et on ne peut pas sortir"
 

"Ca fait bizarre de ne pas vivre comme une lycéenne normale et de ne plus voir les autres", évoque Adèle, la lycéenne. Heureusement qu'il y a les réseaux sociaux pour rester en contact avec tout le monde et avec la famille. Et les jeunes peuvent compter sur leur parent pour les occuper et être imaginatifs pendant les 15 jours de confinement.  
 

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