COVID 19 : comment le CHU de Clermont-Ferrand fait face à l’afflux de patients

A Clermont-Ferrand les passages aux urgences pour les cas de COVID 19 ou suspicion sont en hausse au CHU Gabriel-Montpied tout comme les hospitalisations. Pas moins de 36 malades COVID 19 sont hospitalisés au CHU dont 8 en réanimation, mardi 22 septembre.
 
Le mardi 22 septembre, 36 patients positifs au COVID 19 étaient hospitalisés au CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. (Photo d'illustration).
Le mardi 22 septembre, 36 patients positifs au COVID 19 étaient hospitalisés au CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. (Photo d'illustration). © Thierry LINDAUER / MAXPPP
Au CHU de Clermont-Ferrand, dans l'unité d'hospitalisation de courte durée des Urgences, l'activité s'accélère au fil des heures ce mardi 22 septembre. Le personnel soignant, obligé de jongler entre les cas de COVID 19 et les autres patients, ressent de plus en plus cette montée de pression. Juliette Veillaut, infirmière, explique : « On est dépendants des médecins pour ce qui est des prescriptions. Eux ne sont pas forcément disponibles. Car les Urgences sont pleines en ce moment. Il y a un afflux de patients qui est vraiment fort et aussi ça revient au secteur COVID 19. Du coup c’est compliqué pour les médecins, qui ne peuvent pas se dédoubler, et pour les patients ».

Un accueil individualisé

Ce service dédié à l'évaluation des cas de COVID 19 ou suspectés comme tel avait déjà était mis en place en mars et avril dernier, mais avec des moyens en lits et en personnels propres. « Chaque accueil est individualisé : un patient, une chambre, pour éviter les contaminations entre malades. En même temps, il y a tout l’équipement pour protéger les malades et aussi les soignants qui vont rentrer dans la chambre » affirme Jeannot Schmidt, chef du pôle Samu-Smur-Urgences au CHU. Au plus fort de la crise, le service COVID 19 des Urgences comptait une vingtaine de places. Depuis 15 jours, le secteur dédié ne cesse de s'étendre. Frédérique Robert, praticien hospitalier, souligne : « On a recommencé, petit à petit, à agrandir le secteur COVID 19 par la montée en charge et en puissance de l’infection qui s’aggrave ».

Des lits qui manquent

Ces cas de COVID 19 ou supposés donnent lieu soit à un retour à domicile soit à une hospitalisation dans une des unités du CHU ou en réanimation pour les cas plus graves. Avec 175 passages par jour dont une quinzaine en unité COVID 19, les lits manquent cruellement. Jeannot Schmidt, chef du pôle Samu-Smur-Urgences au CHU, indique : « Toute la difficulté est d’absorber les passages des Urgences des 40, 50, 60 patients qu’il faut hospitaliser tous les jours depuis les Urgences et de prendre en plus en charge les patients COVID 19 sur des lits qui n’ont pas été créés. C’est simplement une transformation ou un étiquetage en lits COVID 19. Donc effectivement on est en grande difficulté ». Cette situation sur le fil du rasoir laisse augurer le déclenchement prochain du Plan Blanc ou dispositif de crise.
 
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