Guerre en Ukraine : elle organise une vente aux enchères pour que le conflit ne tombe pas dans l’oubli

La guerre au Proche-Orient a éclipsé le conflit en Ukraine. A l’approche de l’hiver, l’inquiétude grandit car les dons et la mobilisation s’affaiblissent. Dans le Puy-de-Dôme, une association organise une vente aux enchères ce samedi 25 novembre.

A Issoire, dans le Puy-de-Dôme, depuis quelques jours, dans leur restaurant, Natacha et son mari réceptionnent des colis un peu particuliers. Ils viennent de se voir offrir un maillot du Clermont Foot. Kevin Renna, partenaire du club, explique : « Soutenir l’Ukraine est important, car aujourd’hui il y a encore un conflit supplémentaire. Pour moi c’était naturel de répondre à sa demande et d’essayer de l’aider d’une manière ou d’une autre ».            

 Un coup de pouce de Stromae

Ce maillot donné par le Clermont Foot va rejoindre la trentaine de lots qui seront mis aux enchères ce samedi 25 novembre. Il s’agit de dons récoltés par l’association de Natacha dans l’espoir d’aider les siens en Ukraine. Pour préparer cette vente aux enchères, elle a multiplié les appels à l’aide. Natacha Grougon, présidente de l'association Pour l'Ukraine, raconte : « Je suis particulièrement fière de ce don. J’ai écrit sans grande conviction à un artiste que j’aime beaucoup, Stromae. Il m’a répondu qu’il était sensible à la cause et il m’a envoyé un album signé de sa main. Je suis trop contente ».

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La guerre au Proche-Orient a éclipsé le conflit en Ukraine. A l’approche de l’hiver, l’inquiétude grandit car les dons et la mobilisation s’affaiblissent. Dans le Puy-de-Dôme, une association organise une vente aux enchères ce samedi 25 novembre. ©C. Da Silva / A-F. Souchon / K. Janicki
Un hiver redouté

Natacha affiche un sourire mais elle est inquiète, car, malgré ces dons, son association peine à mobiliser. Cette Ukrainienne installée en France depuis 20 ans a peur que le conflit ne soit oublié. Natacha poursuit : « Il y a d’autres guerres. Les gens ont peut-être envie d’aider ailleurs. Je m’inquiète pour l’Ukraine car on rentre dans une période d’hiver, une période très compliquée. Il y a beaucoup moins de gens sensibles, beaucoup moins de dons par rapport au début ».
En avril dernier la première vente aux enchères avait permis de récolter 12 000 euros. Natacha et son mari espèrent cette fois en obtenir environ la moitié. Cette somme permettrait de financer un nouveau convoi d’aide humanitaire.