Laïcité : des musulmans de Clermont-Ferrand réagissent aux propos d’Emmanuel Macron

Au lendemain des déclarations d'Emmanuel Macron, la communauté musulmane de Clermont-Ferrand a réagi. / © Julien Lecoq / France 3 Auvergne
Au lendemain des déclarations d'Emmanuel Macron, la communauté musulmane de Clermont-Ferrand a réagi. / © Julien Lecoq / France 3 Auvergne

Lundi 28 octobre, Emmanuel Macron a reçu les représentants du Conseil français du culte musulman. Le président de la République veut se montrer ferme contre le communautarisme tout en évitant les amalgames. Un message plutôt bien reçu par la communauté musulmane de Clermont-Ferrand.
 

Par C.L avec Julien Lecoq

Lundi 28 octobre, Emmanuel Macron a reçu les représentants du Conseil français du culte musulman. Le président de la République veut se montrer ferme contre le communautarisme tout en évitant les amalgames. Au lendemain de la prise de position du président de la République, les musulmans clermontois voit plutôt d'un bon oeil le discours présidentiel. Ils sont soulagés d'entendre que "le voile dans l'espace public n'est pas l'affaire de l'Etat". Mohamed Messoussa, président du collectif des mosquées et musulmans d'Auvergne, explique : « Ca fait pratiquement deux semaines que la communauté musulmane souffre. En vérité, on était inquiets avec tous ces débats haineux à la télé. Dès que tu ouvres la télé, tu n’entends parler que des musulmans, du voile, de l’intégrisme. Depuis que le président a parlé, franchement, ça nous a soulagés. On sait que l’on est dans un pays laïc, où il y a l’égalité et la fraternité, et ça s’est le plus important pour la communauté musulmane ».

La question du vivre ensemble

En mars dernier, ils étaient près d'un millier de personnes place de Jaude, en hommage aux 49 morts tombés lors d'un double attentat contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.
Des musulmans qui s'interrogent sur le choix des mots pour parler de ces attaques. La dernière en date est celle de Bayonne lundi 28 octobre. Yacin Louzzani, porte-parole du collectif des mosquées et musulmans d'Auvergne, souligne : « Une des conditions pour que l’on qualifie un acte de terroriste, il faut que l’auteur soit de confession musulmane. Sinon on ne parle pas de terrorisme. Ou bien on prend le temps pour en parler. Ce traitement assez partial de l’information laisse penser qu’il y a un tel acharnement sur les musulmans de France qui fait qu’aujourd’hui le vivre ensemble n’est plus vivre ensemble. On comprend le vivre ensemble comme quelque chose qui permet aux gens différents de vivre ensemble ». Mis sous pression par Emmanuel Macron, le Conseil français du culte musulman promet une parole claire contre la radicalisation. D'ici fin novembre, une série de mesures devrait être annoncées par le gouvernement.

 

Sur le même sujet

Les + Lus