Un collectif indépendant organisait samedi 7 juillet la première marche des fiertés de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme. Une gay-pride qui s’est tenue sur fond de polémique
Défiler pour être visible, pour revendiquer la liberté et l’égalité des orientations sexuelles et des identités de genre, c’était le souhait des participants à cette première marche des fiertés organisée à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme. "On vient pour défiler et montrer nos valeurs en tant que gays, lesbiennes, bi, trans et toute la communauté LGBT, parce qu’on n’est pas assez entendus, qu’à Clermont il n’y a pas assez de médiatisation" dit une manifestante.
Créées à la suite des émeutes de Stonewall aux États-Unis en 1969, les marches des fiertés existent aujourd'hui dans de nombreux pays. Mais jusqu'à présent aucune n'avait été organisée à Clermont-Ferrand. C'est désormais chose faite, grâce à un collectif indépendant, malgré une forte polémique. Au micro du porte-voix sur la place de Jaude, Sarah Voster, l’organisatrice interpelle les autres associations "nous sommes un collectif citoyen, nous sommes des individus, on n'a besoin de la bénédiction de personne, on n’a besoin de la bénédiction d’aucune association et certainement pas de l’association Agile qui en 20 ans d’existence n’a jamais organisé une pride dans cette ville".
Réponse de l’association Agile avec la présidente de la section auvergnate Beryl Esbrayat contactée par France 3 Auvergne : "pour nous la première marche des fiertés se fera quand le cadre sera sécurisé et sans danger. Agile est attendu au tournant pour faire une marche des fiertés mais s’il n’y a pas de bénévole au sein de l’association la créer, ça ne pourra pas se faire".
La trentaine de militants présents espèrent malgré tout qu’une nouvelle marche pour être organisée l’an prochain dans un climat apaisé.
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