Philippe Martinez en congrès CGT à Clermont-Ferrand : « On ne peut pas sacrifier les futures générations »

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez était en congrès avec 170 délégués du Puy-de-Dôme à Gerzat. / © D. Cros / France 3 Auvergne
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez était en congrès avec 170 délégués du Puy-de-Dôme à Gerzat. / © D. Cros / France 3 Auvergne

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez était à Clermont-Ferrand pour préparer la lutte contre la réforme des retraites et la grève du 5 décembre. Il a rencontré 170 délégués CGT du Puy-de-Dôme dans un congrès à Gerzat.

Par Solenne Barlot

Pour le 30ème congrès CGT du Puy-de-Dôme, les délégués recevaient à Gerzat, près de Clermont-Ferrand, le secrétaire général du syndicat Philippe Martinez. Ensemble, ils ont préparé la grève prévue le 5 décembre prochain, un mouvement qui s’oppose à la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Philippe Martinez souhaitait alerter sur les risques que présente selon lui le système de points : « On ne connait ni la valeur de ce point, ni comment il évoluera. Il y a de fortes chances qu’il baisse. On a des exemples dans d’autres pays, comme la Suède, où le nombre de personnes de plus de 65 ans vivant en-dessous du seuil de pauvreté est deux fois plus important. »

Union du public et du privé

Autre crainte de la CGT, la réévaluation des pensions sur l’ensemble de la carrière, qui ferait diminuer les sommes perçues. Selon Philippe Martinez, les enseignants par exemple perdraient 17% du montant de leur pension. Il appelle à l’union de tous les salariés « On sait que c’est difficile et que parfois les fins de mois sont dures, mais il faut que le public et le privé s’y mettent si on ne veut pas rompre avec la solidarité et rentrer dans un système individualiste. »

"On ne peut pas sacrifier les futures générations"

Au cœur du discours du secrétaire général : l’impact de cette réforme sur la jeunesse : « On ne peut pas sacrifier les futures générations. On, ne peut pas dire aux jeunes qui sortent de l’université qu’ils vont travailler jusqu’à 70 ou 75 ans alors que nous on partira à 62. La solidarité ce n’est pas de dire aux jeunes de se débrouiller. » La CGT espère un mouvement d’ampleur pour faire reculer le gouvernement. En cas d’échec, le syndicat se dit favorable à ce que les salariés reconduisent la grève.

Sur le même sujet

Les + Lus