Pourquoi les infirmiers du CHU de Clermont-Ferrand ne peuvent pas être déployés sur le vaccinodrome

Vous l’avez peut-être vue circuler sur les réseaux sociaux, une note de service du CHU de Clermont-Ferrand indiquant que les personnels paramédicaux ne pourront pas intervenir au vaccinodrome en complément de leur activité. Cette note a provoqué l’incompréhension.

Les infirmiers du CHU de Clermont-Ferrand ne sont pas autorisés à aller prêter main-forte au vaccinodrome en raison du plan blanc.
Les infirmiers du CHU de Clermont-Ferrand ne sont pas autorisés à aller prêter main-forte au vaccinodrome en raison du plan blanc. © Alexandre MARCHI/MAXPPP

Une note de service du CHU de Clermont-Ferrand indiquant que les personnels paramédicaux ne pourront pas être déployés sur le vaccinodrome de la Grande Halle de Cournon d’Auvergne en complément de leur activité circule sur les réseaux sociaux. Cette note a provoqué l’incompréhension chez plusieurs internautes, pour qui le refus du CHU semble infondé.

Garder le personnel "mobilisé en interne"

Cette note est authentique, comme l’a confirmé la direction du CHU de Clermont-Ferrand qui s’est fendu d’une explication : « Le plan blanc toujours actif au CHU, les prises en charge des malades COVID et non COVID, nos 6 000 vaccinations par semaine nous imposent de garder nos personnels mobilisés en interne. Un renfort des services du CHU est possible et prioritaire. » Pour les syndicats, la position de la direction est ferme : « Les infirmiers à temps plein ne peuvent pas aller vacciner parce qu’il faudrait que le CHU les y autorise, c’est dans la loi. La note de la direction indique bien qu’elle n’autorisera pas le cumul d’activité », explique Didier Giraudet, secrétaire de Sud Santé au CHU.

"En raison du plan blanc, on a besoin d’absolument toutes les forces"

« Au niveau syndical, on réclame que les agents puissent récupérer leurs heures supplémentaires, les personnels sont à genoux. On ne les encourage pas à aller faire des heures au vaccinodrome de Cournon », ajoute-t-il. « En raison du plan blanc, on a besoin d’absolument toutes les forces. Les personnels sont sollicités de toute part. Il manque des gens pour remplacer. » Didier Giraudet indique : « Les infirmiers sont dévoués corps et âme à leur mission. Ils auraient l’impression d’être plus utiles à aller vacciner, pour autant, l’idéal serait qu’il y ait suffisamment de monde pour qu’ils puissent se reposer ».

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