Le procès du conducteur ivre du Paris-Clermont reporté fin novembre

L'agent SNCF contrôlé avec 3,34 grammes d'alcool pourrait est poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui et conduite sous l'emprise d'un état alcoolique. / © Rémy Chidaine/France 3 Bourgogne-Franche Comté
L'agent SNCF contrôlé avec 3,34 grammes d'alcool pourrait est poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui et conduite sous l'emprise d'un état alcoolique. / © Rémy Chidaine/France 3 Bourgogne-Franche Comté

En juin dernier, le conducteur d'un train Paris-Clermont, ivre, avait oublié de s'arrêter à Nevers. Le cheminot avait plus de 3 grammes d'alcool par litre de sang. Il devait comparaitre ce mercredi 30 août devant le tribunal correctionnel de Nevers. Le procès a été reporté fin novembre.

Par France 3 Auvergne

L'histoire peut faire sourire, mais elle aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Parti le 28 juin en fin d'après-midi de Bercy, le train Intercités Paris-Clermont était attendu à Nevers, son premier arrêt. Mais il ne fera que traverser la gare à 110 km/h, au grand désarroi de ses 200 passagers.

Le conducteur âgé de 43 ans devait être jugé ce mercredi 30 août devant le tribunal correctionnel de Nevers pour mise en danger de la vie d'autrui et conduite sous l'emprise d'un état alcoolique. Deux infractions pour lesquelles il encourt respectivement un et deux ans d'emprisonnement.

Il ne sera finalement jugé que le 28 novembre prochain car son avocat, retenu à Versailles, a demandé un renvoi de l’affaire, accordé par le juge.

Le train sera finalement stoppé en gare de Saincaize, à une dizaine de kilomètres. En garde à vue, le conducteur reconnaîtra avoir consommé plusieurs bières avant le départ et bu près de 2 litres de rosé aux commandes de sa machine.

Une prise de sang révélera un taux d'alcoolémie de 3,34 grammes d'alcool par litre de sang. Il a depuis été suspendu.

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