Puy-de-Dôme : 6 plaintes déposées pour des actes de cruauté envers des chats à Orcines

A Orcines, dans le Puy-de-Dôme, les propriétaires de chats du chemin des Meuniers sont sur leurs gardes. Entre 2019 et 2020, 6 plaintes ont été déposées par les habitants de ce quartier pour des actes de torture et des empoisonnements envers leurs chats.

A Orcines, dans le Puy-de-Dôme, Coquine, une chatte de 7 ans, aurait été empoisonnée. Sa maîtresse a déposé plainte.
A Orcines, dans le Puy-de-Dôme, Coquine, une chatte de 7 ans, aurait été empoisonnée. Sa maîtresse a déposé plainte.
Les faits dénoncés se sont déroulés à Orcines (Puy-de-Dôme), et ont commencé en 2019. Six propriétaires de chats, habitant le même quartier, ont déposé plainte pour divers actes de cruauté envers leur compagnon à quatre pattes. « Ça a commencé par un chat, Garfield, qui a eu les os des pattes arrières perforés, et des bandes de poils arrachées. Ensuite Magnou, qui a eu la tête fracassé et un œil arraché. Puis il y a eu Kazou, à qui on a mis des coups de cutter dans le ventre. Ça, c’était en 2019. Cette année, 3 chats du même quartier ont été empoisonnés, l'un d'eux en est mort », dénonce Catherine Marty, membre du parti Animaliste et résidant dans la commune d’Orcines. Lorsqu’elle a pris connaissance des faits, elle a alerté les propriétaires de chats via une publication sur le groupe d’entraide « Chats et chiens disparus ou volés 63 » : « Attention !!! A Orcines (63870 ) plusieurs chats  ont été  empoisonnés ( secteur le collège Ste Anne ). Redoublez de vigilance pour vos animaux !!! »

‼️‼️‼️ ATTENTION !!! A ORCINES ( 63870 ) APPEL A TEMOINS PLUSIEURS CHATS ONT ETE EMPOISONNES ( secteur Le collège Ste Anne ) REDOUBLEZ DE VIGILANCE POUR VOS ANIMAUX !!!

Publiée par Ccdv63 Chiens Chats Disparus Volés 63 sur Jeudi 25 juin 2020

Des chats victimes d'empoisonnement ?

Karine*, une habitante d’Orcines, est l’une des personnes qui a déposé plainte. Elle a expliqué aux gendarmes que sa chatte de 7 ans Coquine a été empoisonnée. « Pendant presque 3 jours, elle ne mangeait pas, ne buvait pas, alors j’ai prévenu mon vétérinaire. Il lui a fait des analyses et il a trouvé des taux de créatine très élevés, c’est là qu’il m’a dit qu’elle avait probablement été empoisonnée. Elle a dû être mise sous perfusion. Elle a un médicament à vie qui l’aide à éliminer. Je suis très heureuse qu’on ait pu la sauver, mais mes voisins n’ont pas eu cette chance. Leur chat a été empoisonné lui aussi et il n’a pas survécu », affirme Karine.

"C’est un acte d’une extrême lâcheté"

Cependant, les analyses faîtes par le vétérinaire n’ont pas permis de déterminer quel produit avait été ingéré par les chats. « On devient paranoïaques. On a fait le tour des jardins mais on a rien trouvé. On ne sort presque plus. C’est très difficile émotionnellement, car on ne sait pas qui c’est ni comment il s’y est pris. C’est un acte d’une extrême lâcheté, c’est ignoble », s’indigne Karine. Selon Catherine Marty, de l’antigel, un produit qui provoque des nécroses au niveau des reins des chats, pourrait être à l’origine des symptômes des 3 chats.

Une enquête en cours

Tout comme ses 5 voisins, Karine a d’abord signalé ces faits à la mairie d’Orcines. « Il y a des chances pour que ce soit lié, les chats torturés en 2019 et ceux empoisonnés en juin cette année. Une autre personne s’est manifestée en début de semaine pour dénoncer des sévices sur son chat. Nous avons transmis toutes ces informations à la gendarmerie de Chamalières en charge de l’enquête », précise la police municipale. Au niveau des gendarmes, 6 plaintes ont donc été déposées et cette enquête est prise avec sérieux, néanmoins, les éléments manquent pour la faire avancer : « On ne sait pas quel produit a pu être utilisé, car les examens vétérinaires n’ont pas pu le déterminer. Toutes les hypothèses sont envisagées à ce stade, peut-être quelqu’un de déséquilibré, on ne sait pas », expliquent les gendarmes.

Un appel à témoin lancé

« On incite fortement les gens à déposer plainte. On craint que d’autres animaux aient pu être victimes de ces actes, par exemple des chats errants, et qu’on ne le sache jamais. On pense que c’est peut-être une folie des réseaux sociaux, de se filmer en train de faire du mal à des chats, on ne sait pas. En tout cas, je suis furieuse, commettre de tels actes, c’est hallucinant », affirme Catherine Marty. Pour rappel, s’il est avéré que ces faits sont d’origine humaine, les responsables encourent jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende.
 
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