Puy-de-Dôme : une marche pour dénoncer les violences routières

Samedi 11 juillet, 3 membres d’une famille ont marché entre Manglieu dans le Puy-de-Dôme et Clermont-Ferrand. Un parcours de 35 km pour dénoncer les « victimes de la route oubliées ».
 

Chaque année, le 11 juillet, la famille De Oliveira commémore la disparition d'Alexandre, lors d'un accident de moto survenu en 2013.
Chaque année, le 11 juillet, la famille De Oliveira commémore la disparition d'Alexandre, lors d'un accident de moto survenu en 2013. © Alice De Oliveira
Trente-cinq kilomètres à pied. C’est la distance que parcourent à pied 3 membres d’une famille entre Manglieu, dans le Puy-de-Dôme, et Clermont-Ferrand, tous les 11 juillet. Cette date commémore l’anniversaire de la disparition d’Alexandre De Oliveira, en 2013, à l’âge de 32 ans. Sa sœur, Alice De Oliveira, raconte : « Il était le passager d’une moto d’un copain qui roulait à pleine vitesse sur l’A71. Ils sont morts tous les deux. Le conducteur était fortement alcoolisé, il avait 2,6 grammes d’alcool dans le sang ».

Ces crimes restent impunis

Depuis, chaque année à la même date, le père de la victime, entouré de son gendre et d’une cousine, marchent pour rappeler le dernier trajet d’Alexandre, suivis en voiture par la mère de la victime. « C’est pour dénoncer les victimes de la route oubliées. On vit un vrai cauchemar. Ils y a de véritables délinquants de la route. Ils écopent de prison avec sursis, alors que les familles, elles, ont une peine qui est ferme. Ces crimes restent impunis » confie Alice De Oliveira. La sœur d’Alexandre indique que suite au décès de son frère, sa famille a lancé une action en justice pour non-assistance à personne en danger mais que l’affaire a été classée sans suite.

La lutte continue

Avec cette marche, calquée sur le dernier trajet d’Alexandre, les membres de sa famille veulent rappeler le souvenir de toutes les victimes de la route. Ils sont d'ailleurs membres de différentes assocations de défense de victimes de la route. Le père d'Alexandre, Joao José De Oliveira conclut : "On ne t'oublie pas mon cher fils et la lutte continue".
 
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