Puy-de-Dôme : pollution et taux de particules fines élevés en ce début d'année

Dans le Puy-de-Dôme, nouvelle année rime avec pollution élevée. Le niveau de particules fines explose sur le département. En cause : des conditions atmosphériques favorables, mais aussi des activités industrielles, de transport, ou encore le chauffage.

Les niveaux ne particules fines sont très élevés sur le Puy-de-Dôme en ce début d'année.
Les niveaux ne particules fines sont très élevés sur le Puy-de-Dôme en ce début d'année. © Ina Fassbender / dpa / AFP
Le département du Puy-de-Dôme est en vigilance jaune particules fines en ce début d'année 2020. Un pic de pollution constaté par Atmo Auvergne depuis le mercredi 1er janvier : " On a constaté mercredi des niveaux élevés de particules fines, aux alentours de 40 microgrammes par mètre cube d'air. C'est un taux préoccupant, mais une amélioration est prévue dans les prochains jours, même si les niveaux restent encore élevés, notamment sur les agglomérations de Clermont-Ferrand et Riom", explique Nicolas Vigier, responsable de l'unité prévision d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.

Des conditions climatiques favorables

Ce taux élevé est la conséquence de conditions atmosphériques favorables à l'accumulation de particules fines : " L'absence de vent et la stabilité atmosphérique de ces derniers jours provoquent une inversion des températures : plus on monte en altitude, plus l'air est chaud. À cause des très hautes pressions, le soleil ne peut pas chauffer les fonds de vallées. Il se forme une sorte de couvercle d'air chaud au-dessus des cuvettes comme Clermont-Ferrand, qui bloque l'air froid et les particules", constate Nicolas Vigier. En cette saison hivernale, les particules sont surtout émises par le chauffage et notamment les chauffages individuels au bois, mais aussi par le trafic routier et l'usure des pneus ainsi que par certaines activités industrielles.

Les recommandations

Pour se protéger de cette surémission, il est recommandé d'éviter les efforts physiques intenses, de s'éloigner des bordures des grands axes routiers, mais aussi de limiter l'usage de son véhicule si l'on peut s'en passer et de ne pas utiliser de chauffage au bois pour l'agrément mais uniquement s'il s'agit du seul mode de chauffage disponible pour le foyer.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
pollution environnement