Des scientifiques de Clermont-Ferrand et de Lyon ont décrypté l'ADN de la rose

Des scientifiques de Clermont-Ferrand et de Lyon ont réussi à décrypter l'ADN d'une rose appelée "Old Bush". Grâce à leurs travaux, il sera possible d'obtenir une fleur plus résistante aux maladies et qui réduit l'usage des pesticides. 

Des scientifiques de Clermont-Ferrand et de Lyon ont décrypté l'ADN de la rose "Old Bush". Des travaux qui pourraient permettre d'améliorer la résistance de la fleur aux maladies et de réduire ainsi l'usage des pesticides.
Des scientifiques de Clermont-Ferrand et de Lyon ont décrypté l'ADN de la rose "Old Bush". Des travaux qui pourraient permettre d'améliorer la résistance de la fleur aux maladies et de réduire ainsi l'usage des pesticides. © Holger Hollemann / MAXPPP
L'ADN d'une rose appelée "Old Bush" vient d'être décrypté par des chercheurs de Lyon et de Clermont-Ferrand. L'objectif : cultiver une fleur plus résistante aux maladies, qui dégage un parfum envoûtant et permet de diminuer l'usage des pesticides.

Ces recherches, lancées il y a 8 ans, ont été menées par des scientifiques de l'INRA de Clermont-Ferrand, du Centre national de recherche scientifique (CNRS), du Commissariat à l'Énergie atomique (CEA)-Génoscope, de l’ENS de Lyon et de l’Université de Lyon.

"Il fallait dans un premier temps comprendre la plante et son voyage à travers le temps, depuis son apparition jusqu'à maintenant", expose Mohammed Bendahmane, généticien moléculaire à l'INRA et à l'ENS.

A l'instar des primates pour les hommes, les scientifiques ont étudié les espèces proches de la rose et ont fait une découverte majeure : "Le fraisier et le plus proche cousin de la rose. Nous avons pu reconstruire ce qu'étaient leurs ancêtres. Ainsi, nous pourrons anticiper l'évolution de la fleur. De plus, les fraisiers pourraient évoluer pour obtenir des fruits plus parfumés et résistants."
 

Un mélange de huit variétés différentes


C'est une bonne nouvelle pour les obtenteurs (producteurs spécialisés dans les nouvelles sortes de fleurs), qui sont à la recherche de variétés combinant plusieurs atouts : un parfum très agréable, une bonne résistance aux pathogènes et une jolie couleur. Le tout en réduisant la consommation d'eau. Les chercheurs entament d'ailleurs une collaboration avec l'entreprise Meilland-Richardier, grand producteur de rosiers en France et à l'international. 

"Nous allons pouvoir faciliter la sélection des roses, en choisissant les meilleurs géniteurs, pour favoriser la floraison et la résistance de la fleur. C'est un gain de temps et d'espace important", indique Mohammed Bendahmane.

Dans la nature, on compte entre 150 à 200 sortes de rosiers, dont seulement une dizaine a été domestiquée."La rose "Old Bush", quant à elle, est issue d'un mélange de huit variétés venues de Chine, d'Europe et du Moyen-Orient. Le chercheur lyonnais précise : "Les génomes venus de Chine sont en fait les arrière-arrière-arrière grands-parents des rosiers que l'on trouve aujourd'hui."

"Ces travaux constituent une base solide pour démêler les mécanismes moléculaires et génétiques qui régissent les caractères des rosiers et de leur diversité." Ces recherches permettront également d'étudier d’autres espèces de la famille des Rosacées, comme le framboisier, le prunier, mais aussi d'autres plantes ornementales. 
 

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