Sommet de l’élevage. Premier jour pour les étudiants agricoles de Brioude

Premier jour du Sommet de l’élevage, premier jour pour les élèves de première année de BTS au lycée agricole de Brioude-Bonnefont, en Haute-Loire. Après avoir préparé les boxes pour les ovins, les premières heures du salon sont sportives. Nous les avons suivis pour leur début.

Il est 8 h 30, mardi 4 octobre, à la grande halle de Cournon-d'Auvergne. C’est l'ouverture du Sommet de l’élevage, les premiers visiteurs passent les portes du salon. Dans le hall 5 des ovins et des caprins, les étudiants en BTS du lycée agricole de Brioude-Bonnefont, en Haute-Loire, ont revêtu leur t-shirt jaune à l’effigie de leur école. Tout le monde est regroupé en attendant les consignes.

A la tonte ! 

Une première équipe de jeunes doit aller chercher 45 brebis pour la tonte. Maxence, un jeune de 17 ans, fait partie du groupe. Avec leur chariot, ils doivent s’organiser. « On passe tous au même endroit parce que si on se met devant elles, elles ont peur, m’explique le jeune. Ce n’est pas évident de réunir le bon nombre. On va les mettre dans le même parc. C’est sportif dès le matin ». Les chariots défilent dans les allées à l’extérieur, pour le moment les visiteurs ne sont pas nombreux.


De retour à l’intérieur, le reste des étudiants s’active : l’heure de la première présentation approche. À 9 h 30, six races de brebis du Massif central doivent être présentées. Gaiane Seychal est l’une des encadrantes et organisatrices sur le secteur ovin et caprin. Elle donne les consignes. « Vous les attrapez par le cou  avec l’avant-bras comme ça tu as plus de force et ça évite que tu t’accroches à la laine. Mettez un garçon/une fille pour la première présentation. Mais tous les ans, il y a des personnes qui tombent dans la sciure, c’est notre petit plaisir, nous enlevez pas ça. On y est tous passés ».

Première présentation

Un peu plus loin Gaëtan Grenet encadre tout le monde. « Vous vous mettez à deux pour les sortir. Ce n’est pas un chien, tu vas voir, ce n’est pas la même chose. Vous tenez au collier, la laisse ne vous serre presque à rien ». « Ça les forme aussi à manipuler des animaux, continue Gaëtan. C’est la première présentation du sommet, c’est la première pour eux vu que ça fait seulement un mois qu’ils sont en cours. On leur donne des conseils comment attraper une brebis, comment la tenir, comment la faire marcher. Sachant que ce sont des brebis qui ne sont pas habituées, ce ne sont pas des animaux de concours. Elles n’ont pas l’habitude de marcher de manière individuelle. En général, on déplace du nombre, des troupeaux. Une bête toute seule, c’est plus compliqué à manipuler ».

La pression monte chez le premier groupe qui passe en présentation. « C’est une expérience, c’est la première fois qu’on est dans un grand salon, qu’on est à l’intérieur de l’organisation. D’habitude, on regarde les présentations. C’est bien d’être à l’intérieur et d’organiser. Après les moutons, ce n’est pas forcément ce qu’on préfère », évoque Clémence Pirin.
De leur côté Manon et Marie doivent gérer une brebis et son agneau, ce qui complique la tâche. « On a peur de la laisser partir, de l’échapper, qu’elle court partout ».

Il n’y a pas que les vaches dans l’élevage, il y a aussi le mouton et ça peut être plus simple.

Gaëtan Grenet, technicien agricole

L’heure a sonné pour les étudiants et leur brebis de rentrer sur le ring. Ils doivent tenir leur brebis et suivre la présentation du speaker, tout ça sous le regard de Gaëtan. « C’est important de leur transmettre le métier. Il y a des brebis dans le département, dans leur lycée. Ce sont futurs conseillers, des futurs éleveurs et il faut leur donner la passion pour la brebis. Il n’y a pas que les vaches dans l’élevage, il y a aussi le mouton et ça peut être plus simple. C’est plus petit en termes de gabarie, plus rapide en termes de production. Ça peut être une filière qui est porteuse, qui a de l’avenir. Ça vaut le coup de s’y intéresser. Il faut leur dire que le mouton, on peut en vivre. Il faut leur donner envie ». Justement, Laetitia est une jeune de 18 ans qui est venue dans l’agriculture parce qu’elle aimait les brebis. Pourtant, ses parents ne sont pas agriculteurs. « J’aimais être dehors avec les animaux. Je voulais être vétérinaire au début et en fait, je veux vraiment être proche des agriculteurs, les aider dans la sélection des animaux. On se pose beaucoup de questions aujourd’hui, il y a le bien-être animal qui entre en jeu et auquel il faut faire attention. Le métier d’agriculteur, on sait que ce n’est pas simple. On sait que ce n’est pas simple, mais si on le fait par passion ça va aller ».

Laetitia, Clémence, Manon, Marie, Maxence, Tristan et tous les autres passeront donc les 5 jours suivants à vivre leur premier Sommet de l’élevage et à découvrir une autre facette de leur métier.

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