VIDEO. Clermont-Ferrand : à la découverte des richesses du jardin botanique

En ce début de printemps, les jardins grouillent d'activité pour se faire une beauté avant l'été. C'est le cas du jardin botanique, à Clermont-Ferrand : un hectare de verdure caché en banlieue au Vergnes.

Avec l'arrivée du printemps, c'est l'heure de la floraison pour de nombreuses espèces du jardin botanique de Clermont-Ferrand.
Avec l'arrivée du printemps, c'est l'heure de la floraison pour de nombreuses espèces du jardin botanique de Clermont-Ferrand. © P. Franco / FTV

Il y a des fleurs en toutes saisons au jardin botanique de Clermont-Ferrand. La hausse des températures annonce un feu d'artifice de couleurs et de senteurs. C'est l'heure aussi du grand ménage de printemps. Jean-Luc Gomichon, responsable de la production florale, explique : « On a à la fois les semis, donc la mise en production des premières plantes à mettre dans le jardin, et également un gros travail de nettoyage, en sortie d’hiver, avec toutes les plantes vivaces à rabattre, les branches mortes à enlever. Il y a aussi le désherbage car l’herbe pousse en même temps que les fleurs ». Ici, 3 000 variétés d'arbres et de plantes vivaces ont trouvé refuge sur un petit hectare de terrain, à la périphérie de la métropole, depuis le départ du jardin Lecoq, en centre-ville, en 1974.

Au départ, c’était un partenariat avec la faculté de médecine

Jean-Luc Gomichon poursuit : « Au départ, c’était un partenariat avec la faculté de médecine et ensuite avec l’université de pharmacie de Clermont-Ferrand, entre 1900 et 1950. Ca a commencé avec les plantes aromatiques et médicinales. Elles servaient notamment pour la pédagogie, au niveau scientifique. Après, c’était pour faire des essais, et pour soigner des gens ».
 

Clermont-Ferrand : à la découverte des richesses du jardin botanique

Un index des graines édité

Aujourd'hui, le jardin botanique a une vocation pédagogique, mais aussi de conservation des espèces sauvages. Chaque année, un index des graines produites à Clermont est édité. Il sert pour des échanges avec plus de 300 autres jardins botaniques du monde entier. Récolter, trier, ranger, indexer les graines, occupe des longs mois d'hiver. Les semences, près de 2 000 variétés et espèces, sont conservées dans les réfrigérateurs de la grainèterie. Gaétan Gendre, responsable du jardin botanique, souligne : « On stocke toutes nos graines dans des petits flacons. Ils ont un trou pour l’aération. Les frigos sont à 4 degrés et sont ventilés, pour éviter une humidité trop forte à l’intérieur ». Au début du printemps, l'heure est aussi aux semis sous serre. Faire les semis constitue un travail répétitif, méticuleux, mais pas ennuyeux. Mélanie Hubert, jardinier au jardin botanique, indique : « Ca a un côté apaisant, tranquille. On fait ça délicatement ».

On ne propose pas de plantes à la vente

Il faut avoir un œil expert pour distinguer entre elles les plantes qui viennent d'être semer. Au fond de la serre, sur une table à marée, se trouvent les nouveautés de l'année. Gaétan Gendre précise : « Ce sont des plantes qu’on n’a pas dans le jardin. On veut essayer de les faire pousser. Elles sont adaptées à un milieu sec. Elles vont se retrouver dans le jardin botanique pour certaines mais ne sortiront pas d’ici. On ne propose pas de plantes à la vente ni aux particuliers ni à personne ». En cette saison, le jardin botanique de Clermont-Ferrand accueille gratuitement les amateurs de plantes, éclairés ou novices, mais aussi les simple curieux, tous les jours. La période la plus fleurie s'étend de la fin du mois mai, au début du mois de juin, à la fin du printemps.

 

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