Cyanobactéries : baignade à nouveau autorisée au lac des Fades, toujours interdite à Aydat

Les trois plages du lac des Fades peuvent à nouveau accueillir les baigneurs, tandis qu'à Aydat, les cyanobactéries sont toujours trop nombreuses pour permettre de piquer une tête. / © J. Teiller / France 3 Auvergne
Les trois plages du lac des Fades peuvent à nouveau accueillir les baigneurs, tandis qu'à Aydat, les cyanobactéries sont toujours trop nombreuses pour permettre de piquer une tête. / © J. Teiller / France 3 Auvergne

Le rafraîchissement des températures de ces derniers jours nuit au développement des cyanobactéries, et permet au lac des Fades, dans le Puy-de-Dôme, d'accueillir à nouveau les baigneurs, contrairement à Aydat.

Par Arthur Carpentier

L'évolution de la concentration de cyanobactéries dans les points d'eau auvergnats s'avère décidément imprévisible. Du côté de la retenue des Fades, dans le Puy-de-Dôme, la situation semble en tout cas s'améliorer. "Les résultats du 9 août nous permettent d'autoriser à nouveau la baignade, sur les trois plages du lac", se réjouit-on à l'office du tourisme de Miremont. Il est désormais possible de piquer une tête au Pont du Bouchet et à Confolant, ainsi qu'à la Chazotte sur la commune de Saint-Jacques-d'Ambur.

La situation est la même pour la plupart des grands lacs d'Auvergne, qui échappent en ce moment aux cyanobactéries. Lac Chambon dans le Puy-de-Dôme, plan d'eau de Lastioulles dans le Cantal, étang de Vieure dans l'Allier ou encore lac du Bouchet en Haute-Loire : à chaque département sa zone de baignade surveillée et délaissée par les algues bleues. Certains mènent même un véritable combat, comme au Cournon-d'Auvergne, où le plan d'eau est oxygéné, filtré, renouvelé, pour empêcher un trop fort développement de ces bactéries.
 

Du côté du lac d'Aydat par contre, la situation irrite vacanciers et professionnels du tourisme. "En début de semaine, nous avons constaté une tendance à la baisse du taux de cyanobactéries dans l'eau du lac, mais les dernières analyses montrent qu'il est reparti à la hausse", s'exaspère Roger Lepetit, le maire de la commune. À nouveau, les analyses font état de plus de 100 000 cellules par millilitre d'eau du lac, le seuil à partir duquel la baignade doit être interdite.
 

"Toutefois, les activités de surface sont bien entendu toujours autorisées, canoé, kayak, etc, souligne l'élu, qui se veut rassurant. Il y a quelques années, quand on ne faisait pas encore d'analyses, il y avait probablement déjà des cyanobactéries en quantité mais cela ne nous empêchait pas de nous baigner, sans constater de problèmes majeurs." Vous pouvez donc déjà profiter du lac, depuis la surface, en attendant les résultats de nouvelles analyses qui doivent être réalisées dans l'après-midi du 10 août.

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