Comment la race oubliée du cheval d’Auvergne a réussi à être sauvegardée

La 10e édition du Rassemblement cheval Auvergne a lieu les 23 et 24 septembre, à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Objectif : valoriser la race et la faire découvrir au public.

A Issoire, dans le Puy-de-Dôme, le cheval d’Auvergne est à l’honneur. La 10e édition du Rassemblement cheval Auvergne se tient les 23 et 24 septembre. L'Auvergne est un coin de paradis pour les cavaliers et tous les passionnés. Mais ici comme nulle part ailleurs, le cheval auvergnat attise toutes les curiosités. Un visiteur explique : « On est venu découvrir le cheval d’Auvergne parce qu’on serait peut-être intéressé. C’est un petit cheval assez trapu, qu’on attèle, donc ça pourrait convenir ». 

Des caractéristiques précises

Utilisé pour les balades et la randonnée, le cheval d'Auvergne a tout pour plaire. Laurent Pradier, président de l'association du cheval d'Auvergne, indique : « Il a une double croupe, du crin, une robe baie, de l’os, du poil aux pattes, une tête pas trop lourde, un œil de renard et des petites oreilles. On a vraiment un cheval avec tous les critères de rusticité. Il y a 30 ans, personne n’y croyait et puis on a réussi à trouver des animaux. On a parcouru tout le Massif central et la première année on a trouvé 4 poulains. On ne relance pas une race comme ça mais pendant 10 ans, on a réussi en faire naître et on est montés à 150 chevaux. On est allés au Sommet de l’élevage, on s’est fait connaître et il y a eu de nouveaux éleveurs ». 

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La 10e édition du Rassemblement cheval Auvergne a lieu les 23 et 24 septembre, à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Objectif : valoriser la race et la faire découvrir au public. Intervenants : Laurent Pradier, Président de l'association du cheval d'Auvergne / Jean-Louis Albessar, Eleveur dans le Cantal / Nicolas Perrain, Juge ©S. Anson / C. Darneuville / D. Robert
Un millier de spécimens

Dans les années 90, on comptait seulement 30 spécimens comme celui-ci. Aujourd'hui, il en existe près de 1 000, grâce à Jean-Louis et 50 autres éleveurs. Cette année, 15 poulains sont nés et la demande est là. Jean-Louis Albessar, éleveur dans le Cantal, souligne : « Je pense qu’à l’avenir on vendra nos chevaux, à condition qu’on ait suffisamment de naissances ». Lors du concours organisé par l'association de développement du cheval d'Auvergne, les juges observent l’allure des bêtes. Nicolas Perrain précise : « On guette les détails de rusticité car c’est quand même un cheval qui a beaucoup vécu en liberté dans les montagnes. On juge l’abondance de crins et de fanons (les poils au-dessus du sabot, NDLR). Ces chevaux sont robustes, petits et trapus. On s’attache aussi beaucoup à la couleur du cheval ».
Star des centres équestres, ce cheval emblématique n'a pas fini de faire parler de lui.

Propos recueillis par Solène Anson / France 3 Auvergne