Spectaculaire incendie d'Issoire (Puy-de-Dôme) : le point sur les analyses de l’air et de l’eau

Après le violent incendie du centre de traitement des déchets Praxy d’Issoire (Puy-de-Dôme), mardi 6 avril, plusieurs séries d’analyse de l’air et de l’eau ont été menées. Deux jours après le sinistre, aucune d’entre elles n’a révélé de toxicité. De nouveaux résultats sont attendus.

Des analyses de toxicité ont été réalisées après l'incendie d'Issoire (Puy-de-Dôme) le 6 avril.
Des analyses de toxicité ont été réalisées après l'incendie d'Issoire (Puy-de-Dôme) le 6 avril. © S.Trentesaux/FTV

Le spectaculaire incendie du centre de traitement des déchets Praxy, à Issoire (Puy-de-Dôme), a provoqué un nuage de fumée noire mardi 6 avril. Ce sinistre était localisé sur la zone des carcasses de voiture, et plus de 7 000 m3 de déchets ont brûlé. Des inquiétudes sont apparues quant à la toxicité des fumées dégagées par le feu. Plusieurs séries d’analyse de l’air et de l’eau ont été pratiquées, en complément des mesures de contrôles de fumée d’incendie opérées par les pompiers du Puy-de-Dôme durant l’évènement.

Des mesures "non-significatives"

Une unité spécialisée des sapeurs-pompiers du service départemental métropolitain d’incendie et de secours du Rhône (SDMIS69) a procédé, mercredi 7 avril, à des analyses sur les fumées et les eaux d’extinction. « Aux abords du site, au niveau de la zone commerciale des Listes, les mesures se sont révélées non-significatives. Sur le site même, les substances retrouvées dans les fumées dégagées ont rendu nécessaire le port du masque (dispositif ARI, appareil respiratoire isolant ) uniquement par les sapeurs-pompiers intervenant à proximité immédiate du foyer », précise la préfecture du Puy-de-Dôme dans un communiqué.

Pas d'impact "mesurable ou majeur" sur l'eau de l'Allier

Les analyses de l’eau de l’Allier n’ont, pour l’heure, pas révélé de substances toxiques liées à l’incendie : « La suite des prélèvements réalisés le 7 avril, suite à l’utilisation d’importants moyens d’extinction (eau et mousse), l’OFB a conclu « qu’il n’y a donc pas d’impacts mesurables ou majeurs sur la qualité d’eau actuelle de l’Allier par les eaux d’incendie grâce à cette dilution rapide de la rivière », indique la préfecture. Selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, les mesures effectuées dans l’atmosphère restent « inférieures au premier seuil réglementaire de déclenchement d’un épisode de pollution atmosphérique (seuil fixé à 50 microgrammes / m³ sur une journée). Des analyses plus poussées sur la composition chimique des particules collectées sont en cours. »

De nouveaux résultats attendus 

Le préfet du Puy-de-Dôme a imposé à la société Praxy Centre de réaliser des mesures de suivi post-accidentel afin « d’estimer l’impact des fumées de l’incendie dans l’air ambiant ainsi que sur les sols ou les cultures ». Des prélèvements ont été réalisés le 7 avril et les résultats seront connus en début de semaine prochaine. « Comme pour tout incendie, il est toutefois conseillé de suivre quelques précautions d’usage notamment le lavage et/ou épluchage des fruits et légumes avant consommation, comme à l’ordinaire », rappelle la préfecture du Puy-de-Dôme.

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