Les réseaux sociaux du sommet de l'élevage envahis par des activistes animalistes

Dans la soirée du samedi 11 août, les pages Facebook et Twitter du sommet de l'élevage et de certains de ses partenaires ont été envahis de commentaires satiriques, postés avec des pseudos de personnages de fiction. Une action groupée revendiquée par l'association Earth Resistance.
Ils étaient plus d'une centaine d'activistes à prendre part à l'action d'Earth Resistance, depuis plusieurs villes françaises.
Ils étaient plus d'une centaine d'activistes à prendre part à l'action d'Earth Resistance, depuis plusieurs villes françaises. © Earth Resistance
Au cours de la soirée du samedi 11 août, les réseaux sociaux du sommet de l'élevage de Cournon-d'Auvergne ont pris une drôle d'allure. Premier salon européen des professionnels de l'élevage, qui avait attiré l'an dernier 95 000 visiteurs, il a fait l'objet d'une action groupée d'activistes animalistes.

Entre 18 heures 30 et 22 heures, 120 personnes, sous des pseudos empruntés à la saga Harry Potter et à Stars Wars, ont multiplié les commentaires satiriques. Les réseaux de partenaires comme la ville de Clermont-Ferrand, Groupama et le Crédit Agricole ont également été visés. Facebook et Twitter ont servi de porte-voix numériques à l'association Earth Resistance (littéralement, "la résistance de la Terre").
 

"Le sommet de l'élevage touche des problématiques qui concernent absolument tout le monde, comme l'exploitation animale, qui est un problème de société actuel que l'on doit régler collectivement, pointe Émilie Pujol, présidente et porte-parole du mouvement, mais aussi le modèle agricole industriel, le changement climatique, la pollution liée à l'agriculture, tout ça ce sont des sujets de société."

Le sommet de l'élevage avait eu vent de cette action et avait prévu la riposte, et des modérateurs ont bloqué les messages hostiles. En octobre 2017, par deux fois, Earth Resistance a tenté de bloquer les accès au salon. Des coups d'éclat qui n'avaient duré qu'une dizaine de minutes. Organisateurs du sommet et militants ont déjà parlé, sans vraiment pouvoir se rapprocher.

"On est dans un système démocratique donc tout le monde a le droit de penser ce qu'il veut, le problème est que ces gens ne sont pas dans la discussion mais dans l'agression, assure Jacques Chazalet, président du sommet. Et leur objectif, c'est de basculer dans un mode de vie synonyme de fin de l'élevage et donc des éleveurs, ce qui est inadmissible pour nous." Le sommet de l'élevage a déposé une plainte auprès du procureur de la République. L'évènement se tiendra du 3 au 6 octobre, et les organisateurs vont demander un renforcement de la surveillance des accès par la police.
 
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