Sécheresse dans le Puy-de-Dôme : l'irrigation des champs sous surveillance

A Ennezat, dans le Puy-de-Dôme, les services de l'Etat organisaient mardi 9 juillet un contrôle auprès des agriculteurs et des particuliers. / © Fabien Gandilhon / France 3 Auvergne
A Ennezat, dans le Puy-de-Dôme, les services de l'Etat organisaient mardi 9 juillet un contrôle auprès des agriculteurs et des particuliers. / © Fabien Gandilhon / France 3 Auvergne

En raison de la sécheresse, 41 départements ont déjà pris des mesures de restrictions d'eau, dont le Puy-de-Dôme. Les services de l'Etat organisaient mardi 9 juillet un contrôle auprès des agriculteurs et des particuliers dans la plaine de la Limagne.
 

Par C. L avec Fabien Gandilhon

Le Puy-de-Dôme fait partie des 41 départements qui ont déjà pris des mesures de restrictions d'eau, à cause de la sécheresse. Les services de l'Etat ont mis en place mardi 9 juillet un contrôle auprès des agriculteurs et des particuliers dans la plaine de la Limagne.
Eric Denoyer, agriculteur à Ennezat, dans le Puy-de-Dôme, explique : «  On a établi des tours d’eau. C’est pour que tout le monde ait assez de débit pour irriguer. Autrement, vu le niveau des rivières, tout le monde n’aurait pas eu assez d’eau ».

Une réglementation respectée

La rivière qui coule le long du champ, l'Ambène est très basse. Les agriculteurs ont donc réduit leurs prélèvements. Cela fait plusieurs semaines que cette pompe collective tourne au ralenti pour tenir dans la durée. Christophe Dyduch, inspecteur de l'environnement à l’Agence Française pour la Biodiversité, précise : « Dans le département, les agriculteurs gèrent par eux-mêmes la quantité d’eau en observant le milieu et en fonction des arrêtés sécheresse pris, la réglementation est bien respectée dans le département du Puy-de-Dôme ».

L'arrosage des cultures pourrait devenir délicat

Si les agriculteurs limitent leur consommation d'eau, c'est que c'est aussi dans leur intérêt.
Les services de l'Etat surveillent attentivement le débit des rivières. Nathalie Nicolau, responsable du bureau "politique territoriale de l'eau" à la Direction Départementale des Territoires, souligne : « On fait un point hebdomadaire et en fonction de la situation, si les débits remontent, on maintient l’organisation en place. Si les débits continuent à chuter, on va demander qu’ils réduisent encore plus. In fine, ça peut conduire à arrêter complètement l’irrigation ». Pour l'instant, en Limagne, les débits des cours d'eau permettent encore l'irrigation. S'il ne pleut pas d'ici 10 jours, l'arrosage des cultures pourrait devenir délicat dans certains secteurs.
 

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