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Relaxe pour les gendarmes de Roussillon (Isère) soupçonnés de violences volontaires sur une gendarmette

C'est une affaire peu commune dont le délibéré est tombé, ce mardi 30 septembre, au Tribunal Correctionnel de Vienne. Cinq gendarmes de la brigade de Roussillon étaient suspectés d'avoir harcelé une jeune collègue qui "se soumettait" pour être acceptée. La violence volontaire n'a pas été retenue.   

Par France 3 Alpes

En début d'après-midi, le tribunal de Vienne a prononcé la relaxe de quatre des cinq prévenus alors qu'ils étaient poursuivis pour "violences volontaires et séquestration arbitraire". Seul l'un d'entre eux a été condamné pour violences involontaires (chute de la victime lors d'une danse durant un pot de départ). Il écope aussi de 1000 euros d'amende (dont 500 avec sursis) pour blessures avec arme sans incapacité (usage d'une bombe lacrymogène à l'occasion de "chamailleries mutuelles" au sein de la brigade). 

A l'encontre des cinq gendarmes, le parquet avait requis des peines allant de 800 euros d'amende avec sursis à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Leur avocat avait demandé la relaxe. 

   >>> Lire aussi Affaire des gendarmes de Roussillon : le délibéré


Au-delà du chahut réciproque

"Ils ont dépassé les limites acceptables, les limites du jeu" avait dit d'eux le procureur de Vienne, Matthieu Bourrette. Les cinq gendarmes âgé de 27 à 35 ans avaient pourtant eu jusqu'alors des carrières exemplaires.

Le groupe était jugé turbulent. Besoin sans doute de se distraire quand on a un métier difficile. Cela n'explique pourtant pas cette année de brimades et de coups, que leur jeune collègue a accepté voire parfois initié, pour être admise par le groupe, et sans doute aussi par immaturité.

Il était question de chahut réciproque, au départ. Mais la jeune fille aurait été menottée brièvement, aspergée de gaz lacrymogène, mise en cellule de dégrisement, tout cela dans les locaux de la Gendarmerie de Roussillon, pendant toute une année. 

Rappel des faits par Joëlle Ceroni 
Rappel des faits procès des gendarmes de Roussillon

Au mois de mai, la gendarme s'était plainte de douleurs au genou pendant une séance de tir. Son moniteur avait alors compris que la jeune femme de 21 ans se soumettait à des jeux étrangement pervers et violent imposés par des collègues de la brigade de Roussillon.

Très rapidement, le commandant de la Compagnie de Vienne avait été prévenu, et le procureur saisi. 

Il n'y a cependant pas eu d'harcèlement sexuel. "On est proche du jeu potache, du bizutage", avait alors expliqué le patron des gendarmes de l'Isère, le colonel  Jean-Valéry Lettermann. "Malgré tout, ce n'est pas acceptable. La jeune femme cherchait à appartenir 'au groupe' et pour cela, elle acceptait de subir."











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