JO de Pékin : Un boycott diplomatique demandé par des parlementaires EELV du Rhône et de la Drôme

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Thomas Dossus, Raymonde Poncet-Monge, sénateurs du Rhône et Michèle Rivasi députée européenne originaire de la Drôme, ont signé une tribune le 21 janvier pour demander le boycott diplomatique des Jeux Olympiques d'hiver du 4 au 20 février 2022.

 Il ne faut pas envoyer de représentants de l'Etat français à Pékin. Voici ce que signifie le boycott diplomatique qu'appellent de leurs vœux une soixantaines de parlementaires européens et nationaux.  Parmi eux Thomas Dossus et Raymonde Poncet-Monge, députés du Rhône ainsi que Michèle Rivasi députée européenne. 

Dans le texte, rédigé en anglais, qu'ils ont signé et publié sur les réseaux sociaux ils considèrent que "La décision d'attribuer les Jeux de cette année-là à la Chine a été prise sur la base des promesses du gouvernement chinois d'améliorer les droits de l'Homme et les conditions sociales dans le pays, y compris au Tibet, au Turkistan oriental et au sud de la Mongolie, des zones occupées par la Chine. Mais ces promesses n'ont été ni tenues ni respectées. Au contraire, la situation des droits de l'Homme dans ces régions s'est empirée"

Parmi les signataires, Raphaël Glucksmann mais aussi Yannick Jadot dont l'équipe a publié l'intégralité de la tribune sur les réseaux sociaux. Ainsi Mounir Satouri, son directeur de campagne estime que "La Chine bafoue les droits humains et aucune amélioration n'a lieu."

Pour les signataires, les agissements de la Chine vont à l'encontre des valeurs olympiques. Or en 2017, le CIO a intégré  le respect des droits de l'Homme dans ses conditions pour devenir ville d'accueil. Demander un boycott diplomatique reviendrait donc à assumer que l'Union européenne et ses pays membres s'opposent aux pratiques de Pékin.  L'Australie, le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà pris cette décision. La France a déjà annoncé qu'elle se rendrait en Chine. 

Les différences avec le boycott sportif

Le boycott sportif consiste à ne pas envoyer d'athlètes. Le boycott diplomatique consiste, lui, a n'envoyer aucun représentant de l'Etat, mais en laissant les sportifs participer aux épreuves. Il s'agit d'un message envoyé pour affirmer son opposition à certaines politiques menées dans le pays.  C'est notamment ce qui s'est passé en 1980, quand les Etats-Unis ont refusé d'envoyer les sportifs américains aux Jeux de Moscou, après l'invasion des troupes soviétiques en Afghanistan.