La passion d'Amélie pour le Maine coon, un chat XXL hypersocial mais exigeant

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Écrit par France 3 Rhône-Alpes. Propos recueillis par M. Redortier

Amélie Kelen a eu un coup de cœur pour le Maine coon en 2007. Depuis, elle est à la tête d'un élevage de cette race de chat, la plus grosse au monde et la plus demandée en France.

Le main coon est le plus gros chat du monde. Originaire des Etats-unis, on le reconnait facilement. Outre son corps imposant, il arbore des oreilles pointues surmontées d'un plumet appelés Lynx tips, un museau puissant et un profil marqué.
Amélie Kelen est médecin. Elle a eu un véritable coup de coeur pour cet animal et a débuté son élevage il y a 14 ans,à, Brignais dans la banlieue lyonnaise. 

Tout commence en 2007 avec un premier spécimen, Chaman. " On a eu un vrai coup de coeur. On a choisi cette race parce que c'est un chat exceptionnel, extrêmement proche et gentil. Et il a ce côté petit fauve, très sauvage" Amélie se retrouve très vite sollicitée pour des expositions félines. Sur place, on lui conseille alors de trouver une compagne à "ce très joli reproducteur". Vient le temps de la première portée puis tout s'enchaîne naturellement.

Stone, Shadow, Kiss, Chandra... aujourd'hui 7 chats composent son cheptel. Tous vivent un espace sécurisé, situé dans la maison familiale. Un lieu vaste qui a représenté un investissement conséquent. Rien d'étonnant quand on voit Kiss, l'un des maine coon de la famille. L'animal de 5 ans mesure 1 m 10 de long et pèse 11 kg 200. Il a besoin d'espace.

Une demande qui explose

Quand elle ouvre sa chatterie en 2008, l'espèce est peu connue sur le territoire et l'élevage de chat est très peu répandue. Au fil des années, cette race originaire des Etats-Unis gagne en popularité.

Selon le  Livre Officiel des Origines Félines, les naissances en France sont passées de 2600 en 2018 à 23549 en 2021. Il truste la première place dans le cœur des français; bien avant les Sacrés de Birmanie. Leur caractère hypersocial qui tranche avec leur impressionnante carrure a conquis nombre des famille.
Amélie est très vigilante et cette augmentation lui fait peur. " Quand une race est à la mode, malheureusement ce n'est pas dans son intérêt. Qui dit mode, dit beaucoup d'élevages (pas forcément sérieux) et une reproduction excessive pour répondre à la demande qui n'est pas dans le respect des critères de la race au niveau de la santé".

De son côté, Amélie respecte le cycle naturel des naissances. Une chatte fait au maximum une portée par an entre ses 1 an et ses 6 ans. A ce jour, Amélie ne dégage pas de bénéfices de son élevage. Elle est à l'équilibre. Les frais sont compensés par la vente des chatons. 

 Une espèce fragile

Amélie nous confie à demi-mots qu'elle met en place un véritable casting pour trouver une famille à ses chats. " C'est un chat qui demande du temps, qui a besoin de sollicitations car il s'ennuie vite. Je sollicite des familles qui ont un deuxième chat [...] pour qu'il ne s'ennuie jamais". Elle précise aussi que, en raison de son caractère confiant, ses chances de survie dans un environnement hostile comme un bord de route sont limitées. "C'est un chat qu'on ne peut pas laisser sortir car il se vole ou se blesse énormément". Il faut qu'il puisse vivre en intérieur ou dans un jardin sécurisé. Côté budget, il faut aussi avoir conscience que "comme tous les animaux de race, il a plus besoin de soins vétérinaires".

Le prix d'un chaton s'élève à 1 400 euros et la liste d'attente est de 2 ans.