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Agressions sexuelles sur mineurs, le cardinal Barbarin visé par de nouvelles plaintes

De nouvelles plaintes visant des responsables catholiques dont le cardinal Barbarin ont été déposées à Lyon par deux victimes d'un prêtre pédophile. Elles reprochent aux autorités religieuses leur silence face à ces agressions sexuelles commises il y a plus de 25 ans.
Des victimes du père Preynat, appartenant à l'association "La Parole Libérée" ont porté plainte contre le cardinal Barbarin pour "non dénonciation de faits de pédophilie"
Des victimes du père Preynat, appartenant à l'association "La Parole Libérée" ont porté plainte contre le cardinal Barbarin pour "non dénonciation de faits de pédophilie" © SAFIN HAMED/AFP
Ces plaintes pour "non-dénonciation" d'atteintes sexuelles sur mineur de moins de 15 ans et "mise en péril de la vie d'autrui" ont été déposées en début de semaine et ce vendredi 11 mars par deux hommes, qui sont également plaignants dans le premier volet de cette affaire, à savoir celui des agressions elles-mêmes. Un dossier qui vise un prêtre du diocèse de Lyon.
En effet, une procèdure concerne quatre responsables diocésains dont le cardinal Philippe Barbarin, l'autre ces mêmes personnes mais aussi le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et son secrétaire.
Le parquet de Lyon a d'ores et déjà ordonné une enquête préliminaire pour faire la lumière sur ces accusations de non-dénonciation après qu'une première plainte eut été déposée le 4 mars.
Ces plaignants affirment avoir été agressés sexuellement dans les années 1980 et au début des années 90 par un prêtre qui encadrait un groupe de scouts dans l'ouest lyonnais. Un juge d'instruction enquête sur ces soupçons qui ont valu au religieux en question, le père Bernard Preynat, une mise en examen et un placement sous contrôle judiciaire, le 27 janvier dernier.
Le cas de ce prêtre qui a reconnu des actes de pédophilie mais dont les agissements pourraient être en partie prescrits en raison de l'ancienneté des faits, s'est doublée d'une affaire sur l'attitude du diocèse de Lyon à son égard.
Réunies dans une association, des victimes fustigent "l'omerta" dont a bénéficié le prêtre qui en dépit d'un signalement en 1991 reconnu par le diocèse, a pu poursuivre sa carrière au contact d'enfants jusqu'en août 2015.
Comme trois de ses prédécesseurs dont l'éminent Primat des Gaules Albert Decourtray, le cardinal Philippe Barbarin, nommé archevêque de Lyon
en 2002, soit 11 ans après les derniers faits attestés, est mis en cause par les victimes pour la gestion du cas de ce prêtre.
Le cardinal qui a dit avoir été mis au courant des agissements de ce religieux en 2007-2008, dans un entretien au quotidien La Croix le 11 février, a pour l'heure exclu de démissionner et exprimé sa compassion à l'égard des victimes, dans un entretien paru mercredi dans le Parisien.
Dans l'hypothèse où l'enquête du parquet de Lyon se rapprocherait du Primat des Gaules, la question de la prescription du délit de "non-dénonciation" pourrait là aussi se poser avec acuité aux policiers et aux magistrats.
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