Un cas de rage déclaré dans le Rhône : ce que dit l'Agence régionale de santé

Le docteur Bruno Morel, directeur délégué à l'Agence régionale de Santé
Le docteur Bruno Morel, directeur délégué à l'Agence régionale de Santé

Un enfant de 10 ans est aujourd'hui hospitalisé à Lyon "dans un état critique, mais stable" après avoir été mordu par un chiot porteur de la rage au Sri Lanka. Son pronostic vital est engagé, selon les médecins. Sa famille et deux classes de CM1/CM2 du Rhône sont sous étroite surveillance.         

Par Philippe Bette

L'enfant, âgé de 10 ans, et dont l'identité n'a pas été révélée, venait de rentrer du Sri Lanka où il avait sejourné avec sa famille au mois d'août dernier. Il avait joué avec un chiot durant son séjour mais l'incident était passé inapercu aux yeux de son entourage. C'est à son retour que les premiers symptômes sont apparus.

D'abord des signes de fatigue et des douleurs dans la gorge, le 1er octobre. Puis dès le lendemain, des troubles neurologiques, une confusion d'esprit par intermittence et outre une grande sensation de soif, une peur caractérisée de l'eau.
 
Devant l'aggravation soudaine de son état de santé, l'enfant a été admis le 4 octobre aux urgences du centre hospitalier de Villefranche. Il a présenté aussitôt une encéphalite et une défaillance cardiaque qui ont nécessité son transfert aux hospices civils de Lyon pour y être placé en réanimation. Il est aujourd'hui traité à l'hopital Femme-mère enfant de Bron (Rhône) où "son état est jugé critique, mais stable" . 

Le 9 octobre, les analyses biologiques pratiquées à Paris par l'Institut Pasteur, Centre national de référence de la rage, ont confirmé la  suspicion d'un cas déclaré de rage sur ce jeune patient. Des dispositions ont été prises aussitôt pour identifier les membres de son entourage immédiat mais aussi ses petits camarades d'école. Là encore, l'Agence régionale de santé préfère ne pas communiquer sur l'établissement concerné.

Aucun risque de transmission humaine  

Les parents d'éléves ont été prévenus récemment .Un dispositif de surveillance avec deux médecins et une infirmière a été mis en place dès lundi à l'école. Toutes les personnes ayant cotoyé l'enfant pendant l'incubation de la maladie et les professionnels de santé qui l'ont approché sont pris en charge par le centre antirabique. Deux classes de CM1 /CM2 soit une soixantaine d'éléves, sont concernées.Mais il n'existe à ce jour aucun cas de transmission humaine du virus. 

La vaccination est aujourd'hui la seule méthode préventive disponible pour empêcher la maladie de se développer. Il n'y a pas de traitement disponible contre la rage à partir du moment où la maladie est déjà déclarée. Le pronostic vital du jeune patient est donc clairement engagé.

Le reportage de Yannick Kusy et Eric Debief 


Pour revoir l'intégralité de la conférence de presse de l'Agence Régionale de Santé, c'est ici :

         

        

                  

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