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Emprunts toxiques : un collectif de gauche conteste l'abandon des poursuites judiciaires

Après la CANOL, le "C.A.C", un collectif regroupant des citoyens et mouvements de gauche, conteste à son tour l'accord trouvé entre la Métropôle de Lyon le Département du Rhône et l'Etat pour "liquider" les emprunts toxiques. Il entend protester le lundi 2 mai lors d'un conseil communautaire        
L'accord passé entre la Métropole de Lyon, le Département du Rhône et l'Etat pour liquider les emprunts toxiques ne passe décidément pas. Cette fois c'est le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique ("CAC") qui hausse le ton et dénonce "le plus gros hold-up réalisé sur les finances publiques par les banques ! "Et ils appellent à manifester le lundi 2 mai (15h30) devant l'immeuble du grand Lyon à l'occasion d'un conseil de la métropole. Dans le même esprit, la Canol, qui regroupe des contribuables lyonnais, avait elle aussi dénoncé "le mépris des élus" et une facture exorbitante.  

Dans un communiqué, le "Collectif pour un audit citoyen de la dette publique"  fait à son tour le décompte de ce que ces emprunts toxiques ont déjà coûté à la collectivité : "Déjà en 2013 et 2014, explique-t-il, le département avait dû verser 100 millions d' euros d'indemnités de remboursement pour se sortir de certains emprunts toxiques". Mais aujourd'hui , "la facture complète des surcoûts va atteindre plus de 500 millions d'euros aux finances publiques" selon lui. Avec à la clé, des hausses d'impôts et des services publics sacrifiés et des usagers pénalisés.  

JJ. Lacroix, porte-parole du collectif, s'interroge notamment sur "l'arrangement" trouvé avec les banques. La Métropole de Lyon et le département du Rhône ont en effet accepté de renoncer définitivement aux poursuites engagées initialement contre la SFIL (Ex-Dexia), pour trouver un accord et échapper "aux aléas judiciaires". 

Le CAC pose la question plus directement des liens entretenus par Dexia avec des sociétés offshore impliquées dans l'évasion fiscale et récemment révélés dans l'affaire des "Panama papers"'. Avec cette question : "Peut on admettre que les banques spéculatrices s'en tirent ainsi en encaissant des indemnités de remboursement anticipé mirobolantes ?"  

Le CAC dit rassembler des citoyens et des mouvements de la gauche alternative. Crée en 2011, le collectif demande aux élus de la métropole et du département "de refuser en bloc cet accord désastreux" et d'engager des poursuites contre les banques impliquées dans ces emprunts toxiques.

Revoir le sujet du 16 mars 2016 sur  l'action du collectif "C.A.C"

Emprunts toxiques : un collectif lyonnais réclame de la transparence 
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