Faux pass sanitaires Covid et cybercriminalité : deux pirates informatiques ont été interpellés à Lyon

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Écrit par D.Mazzola (avec communiqué)

Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans un trafic de faux pass sanitaires. Le mardi 18 janvier 2022, un couple vivant en région lyonnaise a été interpellé et placé en garde à vue. L'enquête a débuté à l'été 2021.

L'affaire remonte à août 2021 dans la région bordelaise. Une infirmière libérale exerçant à Le Taillan-Medoc découvre que son compte professionnel dédié aux formalités de vaccinations COVID a été piraté. Ce détournement a permis de générer en quelques jours plus d’un millier de faux pass sanitaires.

A l'issue d'investigations "minutieuses et complexes", les enquêteurs du groupe cybercriminalité de la section de recherches de Bordeaux et des détachements de l’OCLAESP (*) parviennent à identifier un couple vivant en banlieue lyonnaise. Ces derniers avaient eu recours à des logiciels d’anonymisation. 

Une opération d’interpellation est déclenchée le 18 janvier. Les deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue.

Deux mises en examen

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert une arme de poing, la somme de 9000 euros en numéraire, une vingtaine de téléphones portables ainsi qu’un très grand nombre de supports numériques, a indiqué la gendarmerie sans plus de précisions sur la nature de ces supports. 

"L’ampleur et la complexité du phénomène nécessitant l’ouverture d’une information judiciaire, le couple a été présenté, à l’issue de sa garde à vue, devant un magistrat instructeur lyonnais pour être mis en examen" indique la gendarmerie dans un communiqué du 20 janvier.

L’auteur principal est placé en détention provisoire par le juge de la liberté et de la détention conformément aux réquisitions du magistrat du parquet. Sa complice a été placée sous contrôle judiciaire. L'enquête se poursuit. L’OCLAESP et le groupe cybercriminalité de la section de recherches de Lyon sont désormais saisis de la poursuite des investigations qui se concentrent désormais en Auvergne-Rhône-Alpes.

(*) L’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.