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Harcèlement scolaire: la loi du silence

Ce sont des maux sur lesquels on a enfin mis un mot. Le harcèlement entre élèves, qui pouvait passer pour des histoires d'adolescents il y a quelques années, est aujourd'hui reconnu. Il touche 10% des enfants.
© F3RA
Difficile de parler quand on est victime de harcèlement. Difficile aussi de savoir où il commence.
Quand un enfant est insulté quotidiennement, menacé, battu ou qu'il reçoit des messages injurieux à répétition, on parle alors de harcèlement.

Parce que cela touche des milliers d'élèves chaque année, le ministère de l'Education Nationale a fait du harcèlement en milieu scolaire l'une de ses priorités. 
De nouveaux outils ont été mis en place pour sensibiliser, prévenir et prendre en charge les situations de harcèlement. Un numéro vert existe aussi: 0800 409 409, à destination des victimes mais aussi des témoins.

Dans l'académie de Lyon, un protocole spécifique a été mis en place pour la deuxième année consécutive.
En cas de soupçons, l'un des deux référents "harcèlement" de l'académie est saisi. Un courrier est alors envoyé à la famille de la victime présumée. Les avis du chef d'établissement, du médecin scolaire, de l'assistante sociale et de l'infirmière sont demandés. Une procédure contradictoire est alors lancée.

Si les faits sont avérés, le changement d'établissement reste le dernier recours. L'Education Nationale préfère d'abord jouer son rôle éducatif, en sanctionnant les harceleurs, mais surtout en leur faisant prendre conscience de la gravité de leurs agissements. L'important pour l'élève harcelé, est d'être reconnu comme victime.

Les risques de harcèlement sont plus grands en fin d'école primaire et au collège.

Nous avons rencontré Emeline, élève de 3e, victime de harcèlement. Elle a accepté de témoigner.
durée de la vidéo: 02 min 54
Le harcèlement scolaire

Intervenant: Danièle BOCQUET - Référente académique dispositif harcèlement

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