Lyon : le candidat Kimelfeld enterre l'anneau des sciences

Illustration, le 22/11/19, lors de l'inauguration du Tram T6 / © Philippe BRUCHOT/MaxPPP
Illustration, le 22/11/19, lors de l'inauguration du Tram T6 / © Philippe BRUCHOT/MaxPPP

C'est un serpent de mer de la vie politique lyonnaise : l'anneau des sciences, une voie autoroutière censée boucler le périphérique dans l'ouest lyonnais. Pour David Kimelfeld, candidat à la Métropole de lyon, il faut enterrer le projet et investir ailleurs. Revue de détail.

Par Christian Conxicoeur

Il a baptisé son projet le plan Transports en Commun Métropolitain, (TCM) pour marquer sa volonté de se projeter vers l'avenir, au delà des TCL, les actuels Transports en commun à Lyon. Lundi 2 décembre 2019, le candidat à l'élection métropolitaine David Kimelfeld a présenté sa vision du transport pour les ... 3 prochains mandats, c'est à dire 18 ans. 
 

10 milliards d'euros sur 18 ans


"La Métropole et le Sytral peuvent investir beaucoup plus sans augmenter la fiscalité et l'endettement". Ce plan, David Kimelfeld le dimensionne à hauteur de 10 milliards d'euros sur cette période, contre 35 pour le grand Paris.

L'idée force, c'est d'élargir très largement le réseau existant aussi bien pour le métro que le tram. Côté métro, David Kimelfeld veut porter la longueur du réseau de métro de 33,2 kilomètres à 75 kilomètres : plus 6 kilomètres pour la ligne A vers Meyzieu, plus 13,5 kilomètres de Feyzin à Rillieux-la-Pape pour la B, plus 15 kilomètres pour le D vers Limonest au nord et Porte des Alpes au sud. 

Côté tram, même chose : prolongement pour la T1, T4, T5, T6 et création d'un ligne 7, transversale allant de Gerland à  Vénissieux. 
 

L'anneau des sciences mort et enterré


L'autre idée, c'est un réseau ferroviaire express, des parc relais aux entrées de la métropole et des lignes de bus rapides en site propre pour rejoindre le centre. Plus anecdotique, le plan prévoit un service métropolitain de navettes fluviales.

Et l'anneau des sciences dans tout ça ? "Un projet d'infrastructure qui date de 1989" dixit David Kimelfeld. Un projet que, à l'époque, "tout le monde voulait financer : Etat, Europe, région, département, métropole" et que maintenant plus personne ne veut financer "à l'exception de quelques candidats". Une pierre dans le jardin de Gérard Collomb qui défend l'ouvrage mordicus, et un enterrement de première classe pour l'infrastructure. 
 

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