Lyon : le député François Ruffin participe à une action de protestation contre la 5G

François Ruffin a participé à une action de protestation contre la 5G, avec des membres de la coordination Stop 5G à Lyon, ce mercredi 2 septembre en fin d'après-midi. Le député de la France Insoumise et le collectif dénoncent une expérimentation en cours à Lyon. 

François Ruffin et des militants de la coordination Stop 5G, mercredi 2 septembre, devant la gare Part-Dieu de Lyon.
François Ruffin et des militants de la coordination Stop 5G, mercredi 2 septembre, devant la gare Part-Dieu de Lyon. © Mathieu Boudet /FTV
Une table, un micro, et des convictions. Une quinzaine de personnes, membres de la coordination Stop 5g Lyon, ainsi que le député de la France Insoumise, François Ruffin, ont lancé une action publique devant la gare Part Dieu de Lyon, ce mercredi 2 septembre, peu après 17h, pour protester contre l'avènement de la 5G.
 

Vers le tout numérique ?

La 5G, c'est la prochaine génération de réseaux internet mobile, qui doit succéder à l'actuelle 4G. Alors que les plages de fréquences de ces ondes seront mises en ventes par la France à la fin du mois aux opérateurs téléphoniques, ces militants lancent l'alerte. Issus de divers collectifs (Stop Linky, Fakir, Ly'ondes), ils dénoncent les risques sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles ondes encore peu connues. Ils s'inquiètent également des "risques de déshumanisation" engendrés par la place grandissante que la 5G permettra au tout-numérique. Pour Sandrine Larizza, membre de la coordination Stop Linky 5G Lyon, l'avènement de la 5G, "c'est un seuil critique" qu'il faut combattre. "Ca va permettre une multiplication des objets connectés, de l'automatisation et des services à distance, sans laisser de place au contact humain." 
 

Contre la 5G "et son monde"

"C'est le moment de poser la question du sens que prend notre société", renchérit François Ruffin. Car il lutte contre "la 5G et son monde". Pour le député, la 5G va favoriser "une accélération de la déshumanisation de la société." Et plus grave, pour lui, cette évolution technique poserait aussi un problème démocratique : "si on remplace une technologie qui peut changer nos existences, il faut le faire avec l'accord de la population. Or la convention citoyenne pour le Climat avait demandé un moratoire sur cette question. Macron avait dit qu'il suivrait leurs recommandations, il devrait respecter ses engagements." 
 

Une expérimentation 5G à Lyon

Cette action publique a également pour vocation d'alerter les Lyonnais sur une expérimentation en cours dans la métropole : 22 antennes 5G ont été installées sur Lyon et Villeurbanne pour tester leur efficacité, et pour expérimenter certains usages permis par la 5G. C'est l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques, des Postes et de la presse) autorité indépendante, qui procède à des autorisations de tests partout sur le territoire national. Par exemple, elle a permis l'installation d'une antenne 5G à proximité de la gare Part-Dieu, notamment pour permettre à la SNCF de tester de nouveaux systèmes d'information de la SNCF sur les données techniques des trains à quai. 
 

La 5G, pourquoi ?

La 5G, déjà déployée dans plus d'une trentaine de pays, promet des débits jusqu’à 10 fois supérieurs à ceux de la 4G, et un temps de latence (temps de réponse) divisé par 10, qui ouvre "des perspectives venant bouleverser les usages notamment professionnels, (...) les communications de masse entre machine (domotique, ville intelligente, Internet des objets, etc.)et des applications industrielles," selon l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR). Les communications 5G doivent répondre, par exemple, aux besoins des véhicules connectés, d'applications industrielles et, plus généralement de l’Internet des objets.
 
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