Lyon : Emotion et consternation après la dégradation de la plaque commémorative de la rue Sainte-Catherine

La commémoration du 9 février 2014 / © MaxPPP / Pierre Augros
La commémoration du 9 février 2014 / © MaxPPP / Pierre Augros

La plaque commémorative en souvenir de la rafle qui a entraîné la mort de 86 personnes en février 1943 a été saccagée tandis que des tags antisémites ont été  inscrits sur les murs. La ville de Lyon envisage de porter plainte.  

Par Daniel Pajonk

La plaque située au numéro 12 de la rue Sainte-Catherine (Lyon 1er), installée en souvenir des 84 personnes raflées le 9 février 1943 par la Gestapo de Klaus Barbie et avec la complicité de l’Etat français, a été souillée dans la nuit de dimanche à lundi. Plusieurs noms de déportés ont été barrés de noir. Des inscriptions à caractère antisémite ont été taguées sur le mur qui soutient la plaque. 
Les auteurs de cet acte immonde et honteux devront être poursuivis et condamnés avec la plus grande fermeté.
Comme chaque année, écrit Nathalie Perrin-Gilbert, la maire du 1er arrondissement,  " nous serons présent.e.s le 9 février 2020, au côté de toutes celles et ceux qui honorent la mémoire de ces victimes du nazisme et de l’antisémitisme."
David Kimelfeld‏ et Gérard Collomb ont tout deux  également réagi sur Twitter.
Le premier écrit  : "dégrader la plaque commémorative de la rue Sainte-Catherine, c’est piétiner la mémoire de ceux que la Gestapo a raflé, ce 9 février 1943. 84 personnes déportées. Parmi eux, seuls 4 survivants. Aujourd’hui, plus encore, je souhaite leur rendre hommage. Nous ne les oublierons pas." 
Pour Gérard Collomb, "Mon Lyon c’est celui de la capitale de la résistance. Voir ainsi souillée la plaque commémorative de la rue Sainte-Catherine et la mémoire des victimes du nazisme est une insulte et un coup porté à chaque lyonnais. Nous effacerons au plus vite les traces de cette infamie."

De son côté, le PS  dénonce "La haine antisémite [qui] s'affiche à nouveau sur les murs de la ville de Lyon. Rappelons les noms de ces femmes et hommes raflés, déportés et exterminés sur les ordres de Klaus Barbie que des bêtes immondes ont voulu effacer de notre mémoire collective en dégradant la plaque commémorative de la rafle de la rue Sainte Catherine à Lyon. Notre devoir de mémoire reste le premier acte de résistance face à l'antisémitisme et au racisme.  J'espère que le ou les auteurs de cet acte seront retrouvés et condamnés par la justice."

 

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