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Lyon : L'enquête sur les 11 nouveaux cas de bébés malformés confiée au Remera

Jérôme Salomon, directeur général de la santé. / © AFP
Jérôme Salomon, directeur général de la santé. / © AFP

Le registre des malformations congénitales de Lyon (Remera) se voit confier l'enquête sur les onze nouveaux cas de bébés malformés détectés dans l'Ain. Le directeur général de la santé annonce par ailleurs la pérennité du Remera, dont la présidente était menacée de licenciement.         

Par Ph. Bette avec l'AFP

C'est un ballon d'oxygène pour le Remera de Lyon. Le registre des malformations congénitales de Lyon se voit confier par les autorités sanitaires l'enquête sur les onze nouveaux cas détectés dans l'Ain. "Il s'agit à présent de voir si il y a un excès avec les 11 cas suspects supplémentaires", a indiqué à l'AFP François Bourdillon, directeur général de Santé publique France. Ces onze cas révélés récemment s'ajoutent aux sept déjà connus et recensés par le Remera . Aucune hypothèse n'est avancée pour l'instant pour expliquer cette anomalie qui concernerait donc maintenant 18 bébés. 
 
  

Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a par ailleurs voulu réaffirmer sa confiance dans la structure pilotée par Emmanuelle Amar, la présidente du Remera, menacée de licenciement : "La polémique ne doit pas continuer, les questions sont trop importantes. Il n'y a pas d'épidémie (de malformations des bras) en France, mais il faut répondre aux questions et à la souffrance des familles", a-t-il indiqué. "On a besoin de la mobilisation de tous pour rechercher toutes les causes potentielles, environnementales, toxicologiques, infectieuses etc."  "On a besoin de ce registre", a-t-il poursuivi à propos du Remera. "Il n'y a pas de sujet Emmanuelle Amar. Elle n'est plus concernée par une éventuelle procédure de licenciement". 

Pour Emmanuelle Amar, c'est une tâche ardue qui s'annonce : "Santé Publique France nous confie la seule tâche impossible : retrouver les autres cas suspects dans l'Ain qu'ils affirment connaître mais sans disposer d'aucune information sur eux". Santé Publique France "n'a rien sur eux : pas de dates de naissance, pas d'identités, pas de nom de maternité",  déplore Mme Amar. "En l'état, les investigations sont impossibles".

La directrice du Remera estime par ailleurs qu'une menace pèse toujours sur son service : "Le financement n'est pour l'instant que pour 2019. L'épée de Damoclès est toujours là".
 

Le récit de Bérangère Bourgeot : 
     

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