Lyon honore la résistante France Péjot, mère de Jean-Michel Jarre

Lyon a honoré ce lundi 12 juillet, une résistante née dans la ville, France Péjot, en donnant son nom à un des passages passant sous les "voûtes" de Perrache dans le 2ème arrondissement de Lyon, après sa complète rénovation.
Les voutes de Perrache ont trouvé leur nom : La ville de Lyon a choisi de rendre hommage à France Péjot. Cette résistante est la mère du compositeur Jean-Michel Jarre.
Les voutes de Perrache ont trouvé leur nom : La ville de Lyon a choisi de rendre hommage à France Péjot. Cette résistante est la mère du compositeur Jean-Michel Jarre. © Maxime JEGAT / MaxPPP

La Ville de Lyon a choisi le nom de France Péjot pour l'un des passages sous la gare de Perrache. La cérémonie d'hommage à cette figure lyonnaise de la résistance s'est déroulée en présence du fils de l'héroïne, le compositeur Jean-Michel Jarre, accompagné de sa fille Emilie.

Décédée en 2010, celle que l'on appelait "Francette", a rejoint le mouvement de résistance Franc-Tireur dès 1942 dans sa ville natale. Arrêtée en octobre de cette année, elle est détenue 5 mois à la prison Saint-Joseph. Echappant de peu à la milice après sa libération, elle gagne alors Paris où elle sera arrêtée en juin 1944.
Déportée par le dernier convoi vers Ravensbrück, en Allemagne, en août, elle parviendra à s'échapper en avril 1945 et à regagner Paris en voyageant sur le toit d'un wagon.

Elle donnera naissance en 1948 à Jean-Michel Jarre, fruit de son union avec le compositeur de musiques de films Maurice Jarre.

Jean-Michel Jarre et Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon
Jean-Michel Jarre et Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon © MaxPPP

Un passage au nom de France Péjot

Le passage qui porte désormais son nom permet aux piétons et cyclistes de passer sous la barrière formée par l'autoroute A7, le centre d'échanges multimodal et les voies de la gare de Perrache, qui coupe le centre-ville du nouveau quartier de la Confluence.
Une partie de ce cheminement de 300 mètres de long se fait désormais à l'air libre. Les travaux auront coûté 18,5 millions d'euros, dont la moitié pour la démolition de structures existantes.
L'ouverture de cette nouvelle voie réservée aux "modes doux" s'inscrit dans le cadre du projet "Ouvrons Perrache", qui a notamment permis de doter la deuxième gare lyonnaise d'un accès côté sud.

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