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Lyon métropole : a police scientifique annonce une grève illimitée à Ecully

POLICE TECHNIQUE ET SCIENTIFIQUE A LYON LABORATOIRE D ANALYSE DES SCELLES / © PHOTOPQR/LE PARISIEN
POLICE TECHNIQUE ET SCIENTIFIQUE A LYON LABORATOIRE D ANALYSE DES SCELLES / © PHOTOPQR/LE PARISIEN

Les "experts" de la police scientifique dont le siège se trouve à Ecully dans la Métropole de Lyon, ont annoncé une grève illimitée à partir du 27 décembre. Souvent exposés aux dangers, à la mort, aux milieux insalubres, ils demandent une réforme de leurs statuts. 

Par Alexandra Marie

Les agents de la police technique et scientifique se disent admirés par les média et méprisés par le Ministère de l'Intérieur. Trois syndicats ont lancé un appel à la grève illimitée à partir du 27 décembre s'ils ne sont pas reçu par le Ministère de l'intérieur. 
 
Pourquoi les équipes scientifiques se disent-elles moins considérées que les autres services de police?
Rencontre avec un agent d'Ecully dans la Métropole de Lyon  - S.Loeb/S.Adam


Depuis de nombreuses années, ces agents demandent une réforme de leur statut. Dans un communiqué le syndicat national indépendant des personnelles techniques de la police nationale ( SNIPAT) exprime un évident "ras-le-bol". 
 


" De nombreux personnels sont victimes de violences physiques ou morales. Nous sommes régulièrement confrontés à la mort, à la détresse des victimes, à des milieux insalubres" décrit le communiqué. 

A ce titre, les syndicats demandent l'obtention du statut de "catégorie active" c'est adire " qui exerce des fonctions présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles" 

Ce statut leur permettrait notamment  un départ à la retraite anticipée. 

C'est le cas des gardiens de la paix, des sapeurs-pompiers, mais pas des agents de la police scientifique. 

" Cela coûterait 27 millions d'Euros à l'Etat" explique Jérôme Marie du SNIPAT. " On est à l'origine d'1/3 des résolutions d'affaire explique-t-il. On demande à être considéré à notre juste valeur." 

Évoquant le malaise généralisé de la police nationale il raconte que certains gardiens de la paix se considèrent comme "les ouvriers de la police nationale".
" Dans ce cas là, nous on serait les travailleurs clandestins" ironise -t-il pour exprimer son manque de reconnaissance. 

 

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