Le chiffre d'affaires de l'OL a chuté de 24% sur le dernier exercice même si tous les indicateurs de la société sont au vert. C'est l'arrêt des cessions de joueurs malgré de nombreuses sollicitations qui pèsent sur le compte de l'entreprise.Priorité est donnée à "une équipe compétitive"
La priorité donnée à la constitution d'une équipe compétitive sur le terrain a entraîné une chute du chiffre d'affaires trimestriel de l'OL Groupe, la holding
cotée qui coiffe l'Olympique lyonnais, même si tous ses indicateurs d'activité sont au vert.
Sur les trois premiers mois de son exercice décalé (juillet-septembre), OL Groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 49,0 millions d'euros, en baisse de 24% par rapport à celui de la même période de l'année précédente, selon un communiqué publié lundi.Ce fort recul s'explique entièrement par le quasi-arrêt des ventes de joueurs. Celles-ci ont rapporté sur ces trois mois 1,5 million d'euros, correspondant au transfert du seul Lindsay Rose au FC Lorient, contre 26,2 millions un an plus tôt (soit -94%).
Des offres importantes de transfert
"Bien qu'ayant reçu des offres importantes de transferts durant l'été", le conseil d'administration a en effet souhaité "sécuriser l'effectif professionnel du club", compte-tenu de sa participation à la phase de groupe de la Ligue des Champions, explique le groupe.Les autres sources de revenus sont, elles, en nette hausse pour atteindre, en cumulé, 47,5 millions d'euros (+25%): +78% pour la billetterie, grâce à l'effet "grand stade", +33% pour la publicité et +12% pour les droits TV. La vente de produits dérivés est stable, alors que l'organisation de grands évènements (concerts...) a généré 2,3 millions de recettes, sur lesquelles l'OL ne pouvait pas compter du temps du vieux stade de Gerland.
Le groupe précise par ailleurs avoir finalisé la semaine dernière la cession de ses anciennes installations d'entraînement Tola Vologe, à Gerland, à la ligue régionale de football. L'opération lui a rapporté 8,5 millions d'euros. L'OL ne fait pas de prévisions sur la suite de l'exercice mais assure que ses
recettes de billetterie devraient être en hausse "sensible" grâce à la plus grande capacité de son nouveau stade. Le groupe espère aussi encaisser cette année une "grande partie" du produit des droits à construire qui lui avaient été accordés autour du stade de Décines.
La société dirigée par Jean-Michel Aulas évoque enfin l'accord stratégique, annoncé à la mi-août, qui va voir le fonds chinois IDG Capital Partners prendre 20% de son capital, moyennant 100 millions d'euros.L'accord sera soumis à l'assemblée générale des actionnaires d'OL Groupe le 15 décembre. En cas de feu vert, les premiers 30 millions seront versés avant le 31 décembre et le solde "au plus tard le 28 février 2017".
fga/nd/jcp