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Procès Barbie : 30 ans après le verdict, une soirée de commémoration aux 24 colonnes

Il y a 30 ans à Lyon - une première en France -, la cour d'assises du Rhône condamnait Klaus Barbie, reconnu coupable de "crime contre l'humanité", à la réclusion criminelle à perpétuité, après huit semaines d'un procès hors norme.
Lyon - Le palais de Justice
Lyon - Le palais de Justice © France 3 RA
Le verdict était tombé dans la nuit du 3 au 4 juillet 1987 dans la salle des pas perdus du palais de justice historique de la ville, qui avait été aménagée exceptionnellement en salle d'audience pour faire comparaître l'ancien officier nazi devant près de 150 parties civiles, représentées par 39 avocats, et plusieurs centaines de journalistes.

Trente ans plus tard, à la tombée de la nuit, une illumination ornait lundi soir le bâtiment aux 24 colonnes. Une cérémonie de commémoration a été organisée par les autorités judiciaires de Lyon, en présence de personnalités locales et de représentants d'associations. Des archives vidéo des temps forts du procès, entièrement filmé durant 37 jours, ont été diffusées. Les témoignages projetés aux invités résonnaient également à l'extérieur du Palais de justice. Ces archives vidéo ont été également accompagnées de textes lus par des comédiens et rythmées par des intermèdes musicaux. La cérémonie s'est achevée par une minute de silence. 
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durée de la vidéo: 02 min 11
Procès Barbie : 30 ans après le verdict, une soirée de commémoration aux 24 colonnes ©France 3 RA


Cette commémoration s'inscrit dans une série de conférences, d'expositions et de projections organisées à Lyon et dans les environs jusqu'au printemps 2018.

Barbie, surnommé le "boucher de Lyon", y fut le chef de la Gestapo durant la Seconde Guerre mondiale. En fuite pendant 40 ans, puis extradé de Bolivie en 1983 grâce au travail des époux Klarsfeld, il fut jugé pour la rafle de 44 enfants juifs et de sept encadrants dans la "colonie" d'Izieu (Ain) en avril 1944 ainsi que pour l'organisation d'un convoi de Lyon à Auschwitz le 11 août 1944. Le tortionnaire allemand, défendu par l'avocat Jacques Vergès, avait quitté le banc des accusés au 3e jour d'audience. Condamné à l'âge de 73 ans, il est mort en prison le 25 septembre 1991 à 77 ans.

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