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1200 lits de plus pour Bonneval-sur-Arc ?

Aux confins de la Haute-Maurienne, le village classé de Bonneval-sur-Arc veut se doter de 1200 lits supplémentaires. Pour le maire, "l'enjeu c'est de maintenir la station". Mais les défenseurs de l'environnement vont déposer un recours. 

Par Jean-Christophe Pain

 
Bonneval-sur-Arc, c'est une charmante station-village de Haute-Maurienne, aux confins du Parc National de la Vanoise. Classé parmi les plus beaux villages de France, Bonneval, 251 habitants permanents, a la particularité d'avoir sauvegardé ses bâtisses de pierre et leurs toits en lauze. Une vraie carte postale.
 
© M. Feutry / France 3 Alpes
© M. Feutry / France 3 Alpes

Le village abrite actuellement 2400 lits, pour la moitié des lits froids, et veut en construire pas moins de 1200 autres, dans le hameau du Vallonnet. A l'échéance de l'hiver 2021-2022.

C'est une nécessité pour Gabriel Blanc, le maire. Même si la station-village, située entre 1800 et 3000 mètres d'altitude, bénéficie de bonnes conditions d'enneigement.

Mais, selon lui,  l'augmentation des ressources de la commune est directement conditionnée à celle de la fréquentation touristique. Bonneval gère sa station en régie municipale, et n'aurait plus les moyens d'entretenir, ni a fortiori de renouveler ses installations vieillissantes. 19 millions d'euros seraient nécessaires.
 
1200 lits de plus pour Bonneval ?
Intervenants : Gabriel Blanc Maire de Bonneval-sur-Arc, Hervé Billard Pole Montagne - Union régionale FRAPNA Reportage : M. Feutry, M. Quemener, F. Cathelain, F. Bernard

De leur côté, les associations de défense de l'environnement, la Frapna, et Mountain Wilderness, veulent déposer un recours contre l'arrêté du Préfet de Région autorisant la création du hameau du Vallonnet.

Selon elles, ce projet est conçu "dans un contexte isolé et non tourné vers la Maurienne." "Seule, Bonneval ne pourra trouver de solution." Selon les associations, le projet "pourrait même être contraire aux intérêts des habitants investis dans l'offre d'hébergement." 

Ces associations redoutent à terme un projet de liaison entre Bonneval et Val d'Isère. Un serpent de mer dans la vallée. Le Préfet l'a pourtant écrit en toutes lettres dans son arrêté du 9 juillet : cette liaison est "interdite". Il n'y a pas "de lien entre ce projet et la liaison". 
 
Dans sa contribution au dossier réglementaire pour obtenir l'autorisation, un collectif de résidents et propriétaires-loueurs de Bonneval pose de nombreuses questions pertinentes. Avec le souci de conjuguer le développement "et la pérennité de ce qui fait l'unicité du village", "de ne pas céder le contrôle à des tiers privés."
 

 

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