VIDEO. Triathlon : un Savoyard se prépare à vivre l'enfer du Norseman, la course la plus dure du monde

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Rencontre avec Guillaume Pochon et sa famille à Aix-les-Bains - avril 2023 ©France TV / Gilles Ragris, Joane Mériot et Gilles Neyret

Il en rêvait depuis des années : Guillaume Pochon, triathlète savoyard, s'est qualifié pour l’Ironman «The Norseman» qui aura lieu cet été en Norvège. Le triathlon le plus difficile au monde. Les candidats sont tirés au sort : sur 5 000, seulement 215 seront au départ. Guillaume en fait partie. Rencontre.

Nager dans l'eau froide pendant 3,8 km puis pédaler sur 180 km et enfin courir la longueur d'un marathon. C'est le menu d'un Ironman. Sauf qu’au Norseman, les conditions sont extrêmes : l’épreuve de natation se fait de nuit dans une eau à 12 degrés, la course à pied équivaut à un trail en montagne et le vélo à une des plus difficiles étapes du Tour de France. "It’s not for you", est d’ailleurs le slogan de cette course effroyable.

Mais ça, il ne fallait pas le dire à Guillaume Pochon. Car, le Norseman, cette course considérée comme l'une la plus dure au monde, est bel et bien faite pour lui : "On va être lâchés dans le noir total à 5 heures du matin, plonger dans de l’eau à 12 degrés. On sait que l’on a 1h15-1h30 à nager, faut être prêt dans sa tête. C’est de la préparation physique mais aussi mentale. Faut le vouloir et moi, je le veux."

Le Norseman, son graal

Guillaume Pochon est un triathlète confirmé. Même s'il n'appartient à aucun club, c'est un habitué des Ironman en France. Le Norseman était son graal depuis quelques années. Oui, mais voilà, les candidats sont tirés au sort. 5000 candidats, pour seulement 215 qui seront au départ. Guillaume est le seul Savoyard et l’un des 20 Français qui participeront à ce trail de l’extrême, en août. Et c'est par un hasard extraordinaire qu'il a été retenu. 

Les organisateurs l'ont appelé par erreur et lui ont donc offert une place : "En fait, il y a un participant qui porte le même nom de famille que moi, et c’est ce participant que les organisateurs voulaient appeler. C’est le destin qui a fait que l’on participe aujourd’hui à cette course donc on ne pouvait pas refuser, on n’a pas refusé. C’est une chance unique, des conditions rocambolesques, tout est réuni pour faire de cette expérience quelque chose d’exceptionnel."

Une aventure familiale 

On pourrait croire à un projet individuel, mais c'est surtout une histoire familiale. L’organisation du Norseman oblige les candidats à venir avec leur assistance, pour Guillaume, ce sera Magali son épouse et ses deux enfants : Maxime et Axel. Ils sont présents déjà chaque jour pour soutenir le champion : "Ce qui est le plus dur, c’est toute la préparation avant. Quand il pleut, on y va quand même. Quand il fait froid, on y va quand même, quand on n’a pas le temps, on essaye d’en trouver pour aller s’entraîner quand même. Si ce n’était que quatre ou cinq mois, ça serait facile, mais non, c’est beaucoup plus."

Si tout se passe bien, les derniers kilomètres du marathon doivent être courus avec les personnes qui vous assistent. Et Guillaume a obtenu de l’organisation que ses enfants l'accompagnent dans la partie finale jusqu'au sommet : "Le but ultime de cette aventure, c’est de monter tous les quatre ensemble et de franchir la ligne d’arrivée tous les quatre là-haut. C’est le rêve de cette aventure. Rien que d'en parler ça me donne des frissons."

La préparation de l'aventure est déjà bien entamée. Guillaume, Magali, Maxime et Axel vont s'envoler pour la Norvège début août. D'ici là, il faudra courir, nager, pédaler encore et encore.